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France: polémique sur l’interpellation de lycéens

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L'interpellation musclée de 122 jeunes, dont un grand nombre de lycéens jeudi à Mantes-la-Jolie (Yvelines), sur fond de fronde des «Gilets jaunes», suscite des réactions indignées et une vive polémique, que le gouvernement s'efforce d'éteindre à la veille de manifestations à haut risque à Paris et en province.

Des images de ces interpellations diffusées sur les réseaux sociaux montrent des dizaines de jeunes à genoux, mains derrière la nuque ou menottées dans le dos, parfois alignés contre un mur, sous la garde de policiers casqués en tenue anti-émeute.

L'avocat Jean Pierre Mignard a annoncé qu'il allait saisir le défenseur des droits et a appelé à une saisie de l'IGPN, la «police des polices».

«On n'a évidemment pas envie de voir des images de ce type-là», a dit la ministre des Transports, Elisabeth Borne, à Sud-Radio, avant cependant de faire valoir qu'il ne s'agissait pas de lycéens «qui manifestaient pacifiquement».

«Ce sont des débuts de cambriolages, des violences et les policiers ont voulu arrêter cette violence», a-t-elle ajouté.

Interrogé par France Inter, le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a jugé ces images «choquantes» mais a justifié l'opération de la police.

«Il y a eu des images choquantes parce qu'on est dans un climat de violence exceptionnelle», a-t-il dit. «On aimerait mieux évidemment que ces choses-là ne se passent pas».

«A Mantes-la-Jolie, il y a des éléments extérieurs au lycée, des personnes de plus de 20 ans souvent, qui, au cours des jours précédents, avaient accumulé des poubelles en les apportant en fourgonnette, qui ont coincé le lycée, qui ont réussi à ameuter quelques lycéens», a-t-il expliqué.

«Il y a des gens qui sont venus d'autres départements. Ils ont envahi un pavillon, ils ont volé des bonbonnes de gaz, ils ont commis des exactions, ils ont attaqué les forces de l'ordre, lesquelles ont cherché à les neutraliser (...) et effectivement mis contre un mur», a ajouté le ministre, selon qui il y aurait «beaucoup de non lycéens» parmi les fauteurs de troubles. 

Selon une source policière, 37 des 122 jeunes arrêtés et placés en garde à vue pour participation à un groupement en vue de la préparation de violences, de dégradations et destructions étaient cagoulés, portaient des matraques, battes de base-ball et bombes lacrymogènes.

Des groupes commettaient des exactions dans la ville depuis plusieurs jours, brûlant notamment du mobilier urbain, ajoute-t-on de même source, soulignant qu'il n'y a pas eu de blessés lors des interpellations et que la procédure a été respectée.

Au total, quelque 700 lycéens ont été interpellés jeudi, a précisé à Reuters une source policière. Environ 300 lycées ont été affectés jeudi par le mouvement naissant des lycéens en France, dont 80 ont été bloqués, a pour sa part déclaré Jean-Michel Blanquer.

Source: agences et rédaction

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