Les pays arabes craignent un effet dominos
Un président chassé par sa rue! Une première dans les annales de l’histoire politique des régimes arabes qui craignent actuellement la contagion.
La plupart des dirigeants arabes retiennent leur souffle. Ayant en partage tous les facteurs qui ont abouti au déclenchement des révoltes tunisienne et égyptienne, ces dirigeants donnent des gages et prennent des mesures pour ne pas fournir d'élément déclencheur à une révolte dans leurs pays.
Le roi de Bahreïn a donné l'ordre de verser mille dinars bahreïnis (environ 3000 dollars) à chaque famille du royaume à l'occasion du dixième anniversaire des réformes.
Cette décision intervient alors que des activistes ont lancé un appel sur Facebook à des manifestations à Bahreïn à partir du 14 février, pour réclamer des réformes politiques et sociales.
Le gouvernement de Bahreïn avait déjà annoncé le 3 février des mesures pour soutenir le prix des denrées alimentaires, aider les familles nécessiteuses et renforcer la couverture sociale, emboîtant le pas à d'autres pays de la région, qui ont annoncé des mesures à caractère social dans la foulée de la révolution en Tunisie et du soulèvement en Egypte.
Algérie
En Algérie, une grande manifestation pour changer le système est attendue samedi en Alger malgré l’impressionnant dispositif policier déployé dans la capitale pour l'empêcher.
Les membres de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CND) sont déterminés à aller jusqu’au bout de leur action.
Six personnes avaient été interpellées à la veille, alors qu'elles participaient à un rassemblement pour saluer la chute de Hosni Moubarak.
Yémen
Des milliers de jeunes ont manifesté dans le centre de Sanaa, appelant au départ du président Ali Abdallah Saleh.
"Après Moubarak, c'est le tour d'Ali", scandaient les protestataires, pour la majorité de jeunes étudiants, en réclamant le départ du président yéménite, 32 ans au pouvoir.
Aux cris de "Dégage, dégage Ali!", ou "le peuple veut la chute du régime", les manifestants ont défilé de l'université de Sanaa vers le centre de la capitale.
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