noscript

Please Wait...

USA: les réformes annoncées en Egypte ne sont pas suffisantes, Abol Gheit répond

USA: les réformes annoncées en Egypte ne sont pas suffisantes, Abol Gheit répond
folder_openMoyen Orient access_time depuis 13 années
starAJOUTER AUX FAVORIS

La Maison Blanche a réitéré son appel à des réformes immédiates en Egypte mercredi 9 février, jugeant que les réformes n'avaient jusqu'ici pas été suffisantes. Les manifestations qui ne faiblissent pas après plus de deux semaines de révolte signifient que les progrès dans la transition politique promise par les autorités ne répondent pas au "seuil minimum" des attentes des Egyptiens, a affirmé le porte-parole du président Barack Obama, Robert Gibbs.
Cette nouvelle déclaration américaine a été vivement dénoncée par le ministre des affaires étrangères égyptien, Ahmed Aboul Gheit. "Lorsque vous parlez de changements prompts et immédiats à un grand pays comme l'Egypte, avec lequel vous avez toujours maintenu les meilleures relations, vous lui imposez votre volonté", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision américaine PBS.
"Essayez de mieux comprendre la sensibilité égyptienne et de mieux encourager les Egyptiens à avancer et à faire ce qui est nécessaire. Voilà ce que je vous conseille", a déclaré Aboul Gheit à l'endroit des Etats-Unis, estimant cependant qu'il n'y aurait pas d'accroc durable à la relation entre les deux alliés. "L'Egypte est l'un des plus importants pays du monde arabe, si ce n'est le plus important. Il faut aider l'Egypte à retrouver son rang et continuer à travailler ensemble pour stabiliser la région", a-t-il plaidé.
Le chef de la diplomatie du régime de Moubarak a reconnu que le pouvoir égyptien avait été pris par surprise par la contestation, mais a rejeté le parallèle avec la Tunisie, où le président Ben Ali est parti en exil début janvier. "La Tunisie était une société plus petite soumise à un comportement strict" tandis que l'Egypte "est depuis des décennies une société ouverte en ce qui concerne les médias" a-t-il prétendu.
Au Caire, où les tensions sont toujours vives, plusieurs centaines de manifestants tentaient mercredi de bloquer l'accès au Parlement et au siège du gouvernement, protégés par des militaires et des blindés.
Les protestations ont aussi touché El Kharga, une ville à 400 kilomètres au sud du Caire, où cinq personnes, blessées la veille dans des heurts entre manifestants et policiers qui ont fait usage de balles réelles, ont succombé mercredi, selon des sources médicales. Il y a aussi eu une centaine de blessés.
A la contestation politique se sont ajoutées des grèves portant sur les salaires ou les conditions de travail, dans les arsenaux de Port-Saïd, dans des sociétés privées travaillant sur le canal de Suez ou encore à l'aéroport du Caire.

Comments

//