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Les journalistes cibles des militants pro-Moubarak, RSF condamne

Les journalistes cibles des militants pro-Moubarak, RSF condamne
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De nombreux journalistes étrangers couvrant les évènements au Caire ont fait l'objet de violences menées par les militants du président égyptien Hosni Moubarak.
Un journaliste de l'AFP a indiqué avoir dû solliciter la protection de deux soldats pour quitter la place Tahrir sans encombre, en raison de l'agressivité de militants pro-régime aux abords du site.
L'association Reporters sans Frontières (RSF) a "condamné sans appel" les violences commises par les partisans du président Moubarak, auxquels se seraient mêlés des policiers en civil, à l'encontre de plusieurs journalistes de la BBC, d'Al-Jazira, de CNN, d'Al-Arabiya et d'ABC News. Plusieurs d'entre eux "ont été directement pris à partie par des partisans du chef de l'Etat et par des policiers infiltrés". "Ils ont été frappés et leur matériel a été volé", a déclaré Jean-François Julliard, secrétaire général de RSF.
L'association indique qu'il est encore difficile de faire un comptage précis des exactions dont la presse a été victime, "en raison de la confusion qui a régné au cours de cette journée de mobilisation".
A Bruxelles, le quotidien Le Soir a indiqué que son journaliste Serge Dumont, de nationalité belge, avait été "molesté", "tabassé" puis "emmené par des personnes non identifiées en civil" alors qu'il couvrait une manifestation pro-Moubarak au Caire. Serge Dumont travaille également pour les journaux suisse Le Temps et français La Voix du Nord. Les trois quotidiens ont exprimé "leur plus vive préoccupation".
Par ailleurs, trois journalistes de France 24 ont été interpellés en fin de journée au Caire et sont détenus par "les renseignements militaires", selon les indications fournies à l'AFP par une porte-parole de la chaîne à Paris. Celle-ci ignorait les motifs de ces interpellations.

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