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Des experts des États parties de l’accord sur le nucléaire réunis à Téhéran

Des experts des États parties de l’accord sur le nucléaire réunis à Téhéran
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Des experts des parties qui continuent d'adhérer à l'accord sur le nucléaire iranien se retrouvent jeudi pour des discussions à Téhéran, rapporte l'agence iranienne Mehr.

Des experts des États parties de l’accord sur le nucléaire réunis à Téhéran

Prévue de longue date, selon l'agence, la rencontre, à huis clos, a lieu dans un contexte d'incertitude sur l'avenir de l'accord depuis que les États-Unis s'en sont retirés en mai, et de tensions diplomatiques provoquées par l'annonce faite mardi par l'Iran d'un plan visant à augmenter sa capacité à enrichir l'uranium.

Il s'agit d'une réunion de la Commission conjointe de l'accord sur le nucléaire iranien «au niveau des experts» de l'Iran, du groupe E3 (Allemagne, France, Grande-Bretagne), du service diplomatique de l'Union européenne, de la Chine et de la Russie, précise à l'AFP une source diplomatique.

«C'est une réunion technique comme il s'en tient régulièrement», avec un «ordre du jour économique», ajoute-t-on de même source.

Depuis que les États-Unis se sont retirés de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en juillet 2015 à Vienne, la Chine, la Russie et l'Union européenne proclament leur intention de sauver cet accord, en essayant de convaincre Téhéran de continuer à y adhérer. Mais la réimposition de sanctions américaines contre l'Iran commence à faire fuir les investisseurs étrangers revenus dans le pays après 2015.

La République islamique, qui attend beaucoup des retombées économiques de l'accord, a déjà averti qu'elle pourrait s'en retirer si elle n'y trouve plus son compte, et exige des Européens une série de «garanties» pour rester.

Faisant monter la pression, Téhéran a annoncé mardi la mise en route d'un plan visant à augmenter sa capacité à enrichir l'uranium.

L'Union européenne a estimé, «après une première évaluation», que ces mesures «ne constituent pas en soi une violation de l'accord», mais a regretté qu'elles ne contribuent «pas à renforcer la confiance dans la nature du programme nucléaire iranien».

L'enrichissement de l'uranium permet notamment de produire du combustible pour les centrales nucléaires de production d'électricité. Mais, hautement enrichi, et en quantité suffisante, l'uranium peut permettre la fabrication d'une bombe atomique.

L'accord de Vienne a permis un retour de l'Iran dans la communauté des nations après des années d'isolement. Aux termes de l'accord, la République islamique promet de ne jamais chercher à se doter de l'arme atomique et accepte de brider drastiquement ses activités nucléaires en échange de la levée d'une partie des sanctions économiques internationale qui la visent.

Source : AFP

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