Berlin et Pékin soutenaient l’accord existant sur le programme nucléaire iranien
La chancelière allemande Angela Merkel, en déplacement à Pékin, a déclaré jeudi que la Chine et l'Allemagne soutenaient l'accord existant sur le programme nucléaire iranien en dépit du retrait des Etats-Unis.

Angela Merkel s'exprimait lors d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre chinois, Li Keqiang. Ce dernier a dit approuver les initiatives lancées pour protéger l'accord de juillet 2015, que Donald Trump a dénoncé le 8 mai dernier, annonçant le rétablissement des sanctions américaines frappant l'Iran et les entreprises commerçant avec la république islamique.
La chancelière allemande Angela Merkel est arrivée jeudi à Pékin pour une visite sous le signe du commerce et des tensions diplomatiques, principalement le retrait des Etats-Unis de l'accord nucléaire iranien ainsi que le programme nucléaire de la Corée du Nord.
Le séjour d'Angela Merkel a débuté par un petit-déjeuner informel avec le Premier ministre Li Kegiang qui a été suivi d'honneurs militaires devant le Palais de l'Assemblée du Peuple.
L'Allemagne et la Chine souhaitent tous deux sauver l'accord sur le nucléaire iranien, malgré le retrait des Etats-Unis, et s'entendent pour la poursuite des négociations pour la dénucléarisation de la Corée du Nord, selon des sources diplomatiques.
Mme Merkel, qui conduit une délégation économique restreinte pendant deux jours, doit également rencontrer le président chinois Xi Jinping, jeudi.
Le commerce fera aussi partie du programme, même si la chancelière ne s'attend pas à conclure d'accord majeur.
Les relations commerciales bilatérales entre la Chine et l'Allemagne ont atteint 190 milliards d'euros l'an dernier.
L'Allemagne vise un meilleur accès au marché chinois. Le pays européen reproche dans le même temps à l'empire du milieu des transferts de technologie des entreprises occidentales à destination de la Chine. L'augmentation récente des investissements chinois en Europe pourraient également être discutés.
Il n'est pas certain que les droits de l'Homme soient débattus. Les activistes espèrent qu'Angela Merkel abordera le cas de Liu Xia, veuve du prix Nobel de la paix Liu Xiaobo, assignée à résidence depuis huit ans sans charges d'accusation.
Source : agences et rédaction
Comments