Poutine et Macron conviennent que l’accord sur le nucléaire iranien doit être maintenu
Les présidents français et russe ont confirmé la similarité de leurs vues sur l'accord nucléaire iranien, que Washington entend remettre en cause. Emmanuel Macron doit justement discuter de ce thème avec Donald Trump, lors de sa visite à Washington.

Sur le point d'arriver aux Etats-Unis pour une visite d'Etat, le président de la République Emmanuel Macron a pris le temps de passer un coup de téléphone ce 23 avril à son homologue russe concernant l'accord sur le nucléaire iranien. D'après une déclaration commune citée par l'agence Ifax, les deux chefs d'Etat sont convenus que l'accord sur le nucléaire iranien devait être maintenu en l'état.
La veille 22 avril, Emmanuel Macron a qualifié le président russe Vladimir Poutine d'«homme très fort» dans une interview donnée en anglais à Fox News. «Nous ne devrions jamais nous montrer faibles», a-t-il fait valoir, ajoutant : «Quand vous êtes faibles, il s'en sert.»
Malgré de très bonnes relations interpersonnelles entre Emmanuel Macron et Donald Trump, les sujets qui fâchent ne manquent pas. Parmi ceux-ci, l'accord sur le nucléaire iranien. Qualifiant l'accord de «pire qui soit», Donald Trump a par le passé menacé de le «déchirer» s'il n'était pas durci pour obliger Téhéran à limiter son programme balistique et son influence dans la région.
Au risque de brouiller la lisibilité de sa politique à l'égard du programme nucléaire iranien, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait fait état début mars 2018 de sa préoccupation au sujet de l'arsenal militaire iranien. «Nous considérons que les ambitions capacitaires en matière de missiles balistiques de l'Iran sont très préoccupantes et contraires à la résolution 2231 des Nations unies». «Je vais aller faire savoir cette position aux autorités iraniennes lundi prochain [5 mars 2018]», avait alors ajouté Jean-Yves Le Drian.
Ce à quoi Téhéran avait opposé une fin de non-recevoir. «L'Iran est un pays indépendant et peut se défendre comme bon lui semble avec des missiles ou tout autre moyen de défense», avait prévenu, le 3 mars, Ali Akbar Velayati, proche conseiller de l'ayatollah Ali Khamenei au média iranien PressTV.
Le président français entame une visite d'Etat d'une durée de trois jours, la première pour Donald Trump, à partir de ce 23 avril.
Source : sites web
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