Yémen: les pourparlers démarrent jeudi soir à Koweït
Des négociations censées trouver une solution politique au conflit au Yémen ont débuté jeudi soir à Koweït sous l'égide de l'ONU, après l'arrivée de la délégation des rebelles.

«Ils (les membres de la délégation) sont arrivés», en provenance d'Oman, a déclaré à l'AFP Charbel Raji, porte-parole de l'émissaire des Nations unies au Yémen, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed.
Les négociations de paix, parrainées par l'ONU, devaient commencer lundi mais ont été reportées en raison du refus des rebelles et des partisans de l'ancien président Ali Abdallah Saleh-- d'envoyer leurs représentants à temps.
La session inaugurale de ces discussions était prévue à 19H00 (16H00 GMT), a indiqué à l'AFP une source de la délégation gouvernementale, précisant en avoir été informé par les services de l'émissaire onusien.
Un règlement du conflit yéménite «permettra aussi de se concentrer sur des menaces comme Aqpa («Al-Qaïda» dans la péninsule arabique) et d'autres groupes extrémistes dans la région», a déclaré Ben Rhodes, proche conseiller de Barack Obama, dans la capitale saoudienne Ryad où le président américain participait à un sommet des Etats du Golfe.
La délégation du gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi, présente depuis dimanche à Koweït, avait menacé de se retirer si les pourparlers ne commençaient pas jeudi matin.
Des représentants des parrains du processus de paix, dont les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, étaient alors intervenus et le porte-parole des Nations unies à New York, Stéphane Dujarric, a confirmé mercredi soir que les négociations «commenceront jeudi à Koweït».
Dans un message au médiateur de l'ONU Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, le président déchu Hadi a réaffirmé son «refus de conditions que poseraient les rebelles ou une modification de l'ordre du jour déjà convenu», selon un membre de la délégation gouvernementale.
Le gouvernement de Hadi est soutenu par une coalition militaire arabe sous commandement saoudien, qui est intervenue au Yémen en mars 2015 pour repousser les rebelles qui contrôlent la capitale Sanaa depuis septembre 2014.
Les rebelles exigent aujourd'hui un arrêt total des opérations de l'aviation de la coalition arabe, la levée du blocus naval imposé par l'Arabie saoudite au Yémen et la levée des sanctions imposées à certains de leurs dirigeants et alliés.
La tension est également vive sur le terrain où des combats se sont poursuivis jeudi sur certaines lignes de front, même s'ils ont baissé d'intensité, selon des sources militaires.
Des sources militaires ont fait état d'affrontements violents à Nahm, au nord-est de Sanaa, et de combats sporadiques dans les provinces de Jawf (nord), de Taëz (sud-ouest), et de Baïda (centre).
Pour leur part, les rebelles affirment sur leur site Sabanews.net que l'aviation de la coalition sous commandement saoudien viole toujours la trêve après avoir mené mercredi deux raids à Nahm et survolé la capitale Sanaa, Marib et Jawf.
Source : agences et rédaction
Comments