«Daech» perd du terrain dans la province d’Al-Anbar
Le groupe terroriste «Daech» a perdu du terrain dimanche face à l'armée irakienne dans la vaste province occidentale d'Al-Anbar en se retirant de plusieurs localités, ont indiqué des sources militaires et des responsables locaux.

Le groupe terroriste a ordonné à ses miliciens de se retirer de Hit, Routba et Kubaissa, permettant ainsi aux habitants de goûter à leurs premières heures de liberté depuis des mois.
«La majorité des combattants de Daech à Hit, Routba et Kubaissa ont fui par le désert vers d'autres régions», a indiqué à l'AFP un porte-parole militaire, Yahya Rassoul.
La chaîne Al Mayadeen a affirmé qu’un recruteur de «Daech» qui s'occupait de l'entraînement des futurs kamikazes a été tué lors d'une frappe aérienne de la coalition internationale dans l'ouest de l'Irak dans la ville de Hit. Mohammed Khalaf as Saturi, un des chefs de «Daech» les plus puissants, tout comme quatre autres terroristes, aurait été éliminé par l'aviation de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis dans l'ouest de la province irakienne d'Al-Anbar, rapporte le chef éliminé s'employait à enrôler et à élever les terroristes kamikazes.
Hit, qui se trouve à 145 km environ à l'ouest de Bagdad, est la dernière de ces trois localités à avoir vu les extrémistes déserter.
Kubaissa est une petite localité à l'ouest de Hit tandis que Routba est un avant-poste dans le désert sur la route vers la Jordanie.
«Une opération est en cours pour les traquer grâce à l'aviation irakienne», a affirmé M. Rassoul, porte-parole du commandement des opérations conjointes qui combat «Daech» dans le pays.
Hit «est encerclée par les forces irakiennes par le nord et le sud», a-t-il dit.
Selon des témoins et des responsables, des chefs de «Daech» ont fui cette ville en essayant de se fondre parmi les civils après s'être rasés la barbe.
«Hier il ne restait plus aucun rasoir dans le marché de Hit», a indiqué à l'AFP un habitant.
L’armée irakienne doit encore pénétrer dans la ville et les combattants des tribus locales attendent l'ordre de Bagdad pour lancer leur assaut.
«La décision de reprendre le contrôle de Hit doit venir des responsables des forces de sécurité», a affirmé Naim al-Kaoud, le chef d'une tribu locale.
Ce revers serait un cas rare de recul des extrémistes sans forte pression militaire, suggérant peut-être une crise des effectifs au sein de l'organisation extrémiste sunnite.
«Daech s'est complètement retiré de Routba et a pris la direction d'Al-Qaïm», a précisé à l'AFP un général de l'armée, en référence au bastion extrémiste situé à la frontière avec la Syrie, dans le nord de la province d'Al-Anbar.
«Daech s'est retiré. Il n'y a plus aucun homme armé ici», a confirmé Imad Ahmed, le maire de cette ville située à 390 km à l'ouest de Bagdad. Ce repli est, selon lui, «une conséquence» de la perte de vitesse de «Daech» dans la province d'Al-Anbar qui s'est matérialisée par la perte de Ramadi, chef-lieu provincial, en décembre.
Les forces de sécurité irakiennes continuent depuis à sécuriser les zones se trouvant à l'est de Ramadi dans le but d'isoler le bastion extrémiste de Fallouja situé à seulement 50 km de Bagdad.
Des informations circulent selon lesquelles «Daech» recruterait de force des enfants pour tenir les checkpoints des localités sous son contrôle alors que les hommes sont envoyés au combat.
Source : agences et rédaction
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