Rohani: Les électeurs en Iran ont choisi le bon chemin
Le président iranien Hassan Rohani a affirmé mardi que les électeurs avaient choisi le «bon chemin» pour le pays, après avoir participé vendredi aux élections législatives et à celle de l'Assemblée des experts.

«Je remercie le peuple (...) qui a permis au pays de faire un pas en avant et a ouvert le chemin du développement en déterminant quelle sensibilité parmi plusieurs, était la plus proche» de ses aspirations, a dit M. Rohani lors d'une conférence sur l'industrie automobile à Téhéran.
Les électeurs choisissent la «manière dont le pays est géré. Lorsqu'il y a des différences en politique intérieure et extérieure, c'est le vote des gens qui détermine le bon chemin pour le pays», a poursuivi le président.
«S'il y a encore des gens qui pensent que ce pays doit être en confrontation avec les autres, c'est qu'ils n'ont pas compris le message de 2013», a-t-il dit.
M. Rohani faisait référence à sa victoire lors de la présidentielle cette année-là après qu'il a promis de mettre fin à des années de crise avec la communauté internationale au sujet du programme nucléaire controversé iranien.
«En 2013, les Iraniens ont dit clairement au monde qu'ils voulaient la modération et non l'extrémisme, ils ont dit à haute voix que nous voulions l'entente avec le monde et non la confrontation», a-t-il poursuivi.
Sur le plan économique, M. Rohani a souligné que le secteur automobile iranien doit être privatisé pour pouvoir rivaliser avec ses concurrents à l'échelle mondiale.
Il a expliqué que les constructeurs automobiles iraniens, qui forment le deuxième secteur du pays après le pétrole, devaient coopérer étroitement avec des entreprises étrangères afin d'améliorer la qualité de leurs produits.
«Le secteur automobile doit être intégralement privatisé, il doit être compétitif», a-t-il dit.
L'Etat iranien contrôle pour l'instant la moitié environ du secteur automobile, l'un des plus convoités par les investisseurs étrangers depuis la levée des sanctions en janvier après l'accord international sur le programme nucléaire de Téhéran.
Le français PSA Peugeot Citroën a été en janvier le premier groupe étranger à signer un accord de coentreprise avec un iranien, en l'occurrence Khodro, le numéro un local du secteur.
La coopération ancienne entre les deux constructeurs avait été suspendue en 2012 à cause des sanctions.
«Nos constructeurs doivent être de classe mondiale et nous allons coopérer avec des entreprises étrangères afin que nos constructeurs soient présents sur les marchés mondiaux», a-t-il conclu.
Source : agences et rédaction
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