Du matériel radioactif dangereux retrouvé dans le sud de l’Irak
Un appareil radioactif «fortement dangereux» qui avait disparu en Irak a été retrouvé abandonné près d'une station-service de Zoubaïr, dans le sud du pays, a annoncé dimanche le porte-parole du ministère irakien de l'Environnement, Amir Ali.
L'appareil, a-t-il dit, n'a pas été endommagé et il n'y a pas lieu de craindre des radiations émanant de ses matériaux, dont la perte avait laissé craindre qu'il ne puisse être utilisé à la fabrication d'une bombe
radiologique par des extrémistes.
«Un passant a découvert l'appareil radioactif à Zoubaïr et a aussitôt averti les forces de sécurité, qui sont arrivées(...) et l'ont récupéré», a déclaré de son côté à Reuters Djabbar al Saïdi, chef d'une commission de sécurité du conseil de la province de Bassorah.
«Après les premières vérifications, je suis en mesure de confirmer que l'appareil est parfaitement intact et qu'il n'y a absolument pas lieu de s'inquiéter pour la radioactivité», a-t-il dit.
Reuters avait rapporté récemment que le matériel avait été volé en novembre dernier dans un entrepôt appartenant à la société américaine de services pétroliers Wheatherford WFT.N , près de Bassorah.
Il s'agit de 10 grammes d'iridium 192, précise le ministère irakien de l'Environnement, ces matériaux pouvant être utilisés pour créer une bombe sale.
Les matériaux étaient gardés, sous forme de capsules, dans un centre de stockage non loin de la ville irakienne de Bassora. Les documents des autorités irakiennes signalent également que l'iridium 192 avait été dérobé avec habileté car le centre ne portait aucun signe d'effraction.
L'appareil est classé source radioactive de catégorie 2 par l'AIEA (Agence internationale pour l'énergie atomique), ce qui veut dire que s'il n'est pas utilisé correctement, il peut provoquer des lésions permanentes à une personne qui resterait à proximité pendant plusieurs minutes ou heures, et pourrait être mortel pour une personne exposée pendant une période allant de plusieurs heures à plusieurs jours.
Le 15 février, des experts ont confirmé l'utilisation par «Daech» d'armes chimiques, à savoir de l'ypérite (gaz moutarde), contre les forces armées kurdes. Le 5 janvier, l'OIAC avait annoncé avoir découvert des signes d'utilisation de gaz toxique sarin. De plus, selon l'Agence centrale de renseignement (CIA) des Etats-Unis, les extrémistes de «Daech» sont capables de produire eux-mêmes du chlore et de l'ypérite en petites quantités.
Source : agences et rédaction
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