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«Daech» utilise toujours plus d’enfants kamikazes

«Daech» utilise toujours plus d’enfants kamikazes
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Ils sont âgés de 12 à 16 ans, issus de 14 nationalités différentes et sont tous morts en combattant pour «Daech». Le phénomène n'est pas nouveau, mais il est grandissant, relève une étude de l'université d'Etat de Géorgie.

L’année passée, 89 enfants ont été utilisés par «Daech» comme des bombes humaines ou sont morts sur le terrain, les armes à la main. Et rien ne permet de dire avec certitude qu'ils sont seuls. Ces données ont été publiées dans une étude de l'Université d'Etat de Géorgie.

En janvier 2016, les chercheurs ont relevé trois fois plus d'attentats suicides impliquant des enfants qu'au mois de janvier 2015. Et ces enfants viennent d'horizons divers. Ils sont issus de 14 pays différents, dont la France, et sont âgés pour la plupart d'entre eux de 12 à 16 ans.

«Daech» utilise toujours plus d’enfants kamikazes

«Daech» met régulièrement en scène des enfants dans ses vidéos d'exécution de masse. Mais ces données révèlent que leur rôle dépasse largement le simple cadre de la communication. Sur les 89 enfants, 39% ont été chargés de conduire des véhicules remplis d'explosifs, 33% sont morts comme «fantassins». La moitié d'entre eux sont morts en Irak. Les autres ont perdu la vie en Syrie, ou dans des opérations conduites au Yémen, en Libye ou encore au Nigéria.

Pour collecter ces chiffres, les chercheurs se sont basés sur la communication de «Daech», en particulier sur les réseaux sociaux. Ils ont aussi travaillé sur la base de messages échangés via la messagerie sécurisée Telegram.

Même son de cloche chez la chaîne de télévision CNN qui affirme que le groupe terroriste recrute activement des mineurs pour perpétrer ses attentats.

Selon les journalistes de la chaîne et des informations en provenance des militaires, de nombreux enfants font l‘objet d’un lavage de cerveau par «Daech», et suivent docilement les extrémistes dans les régions occupées par ces derniers.

Il existe même un centre d'entraînement de mineurs à Raqqa, en Syrie. Montré sur une vidéo diffusée par les extrémistes, il est qualifié de plus gros centre destiné à préparer les enfants aux combats. En Irak, des enfants fuient, au péril de leurs vies, un camp d'entraînement situé près de la ville d'Erbil.

«Lorsqu'ils (les enfants, ndlr) se retrouvent parmi nous, ils sont très amaigris, ressemblant à peine aux êtres humains. Ils nous disaient qu'ils sortaient de l'enfer», a déclaré le chef d'un détachement de Peshmergas (combattants kurdes, ndlr) dans le Kurdistan irakien Aziz Abdullah Hadur, cité par la CNN.

«Mais parfois, ils arrivent armés, portant une ceinture bourrée d'explosifs. Ils ont suivi un lavage de cerveau et ils traversent la ligne du front afin d'assassiner nos combattants», a ajouté le militaire kurde.

Source : sites web et rédaction

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