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Hassan Rohani : «C’est à Riyad de faire le premier pas» pour rétablir les relations avec l’Iran

Hassan Rohani : «C’est à Riyad de faire le premier pas» pour rétablir les relations avec l’Iran
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En visite officielle à Paris, le président iranien Hassan Rohani a accordé un entretien exclusif à France 24, Le Monde et France Culture. Il a abordé les relations avec l'Arabie Saoudite, les États-Unis et évoqué le processus de paix en Syrie.

Lors de son passage à Paris, une première pour un président iranien depuis 2005, le président Hassan Rohani a rejeté sur l’Arabie Hassan Rohani : «C’est à Riyad de faire le premier pas» pour rétablir les relations avec l’Iransaoudite la responsabilité de la crise avec l’Iran, tout en refusant, une fois encore, de s’excuser après l'incendie, début janvier, de l'ambassade saoudienne à Téhéran.

«La réaction de l’Arabie saoudite n’a pas été proportionnée (…). Cela fait penser à quelqu’un qui a commis une faute et qui perturbe le jeu pour pouvoir échapper à sa responsabilité.»

L’Arabie saoudite a rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran le 3 janvier à la suite du saccage de son ambassade à Téhéran, en réaction à l’exécution du dignitaire cheikh Nimr Al-Nimr, critique virulent du royaume.

Tout en souhaitant «régler les problèmes d’une manière sage entre les deux pays», il a expliqué que c’était à Riyad de faire le premier pas : «Le pays qui a interrompu les relations [diplomatiques] doit prendre l’initiative de les rétablir et remédier à cette situation. Je suis persuadé que l’Arabie saoudite regrettera ses actes dans le futur. Nous n’avions rien à compenser : ce que nous avons fait, nous l’avons fait ; et ce que nous avions à faire, nous l’avons fait. Nous avons trouvé les agresseurs de l’ambassade, ils seront jugés. S’agissant de la rupture des relations, il revient à l’Arabie saoudite d’y remédier.»

Avec les États-Unis, le «chemin reste long» mais pas infini

Questionné sur la perspective d'une amélioration des relations avec les États-Unis, avec qui l'Iran n'entretient plus de relations diplomatiques depuis 1979, le président iranien a également réitéré son intention de rétablir la communication.

«Nous souhaitons atténuer la tension avec les Américains», a-t-il déclaré. «Le chemin sera long […], mais les problèmes ne sont pas amenés à subsister entre nos deux pays», a-t-il ajouté se félicitant d’avoir renoué le dialogue à travers les négociations sur le nucléaire iranien. «Les États-Unis étaient à la même table de négociations que l’Iran [pendant les négociations sur l’accord nucléaire] ; ce qui était une chose inconcevable il y a encore des années», a-t-il ajouté.

«La priorité, c’est le retour de la paix»

Sur la question du terrorisme, le président Rohani s’est longuement attardé sur l’importance «d’éradiquer» l’organisation terroriste «Daech» en Irak et en Syrie.  «La priorité, c’est le retour de la paix, c’est le retour des réfugiés dans leur foyer», a plaidé le chef d’État. «Les terroristes décapitent les innocents» et ils occupent «60 % du territoire syrien ; tout le monde devrait les combattre», a-t-il insisté.

Le président iranien se montre pessimiste quant à un règlement imminent du conflit syrien, qui a fait près de 260 000 morts, et il place peu d’espoir dans les négociations qui doivent démarrer vendredi à Genève pour tenter de mettre fin à ce conflit qui dure depuis plus de quatre ans. «Évidement notre souhait est de voir les négociations aboutir. Mais la question syrienne est trop compliquée. Il serait hélas trop optimiste de croire que l’on pourrait trouver un accord en quelques semaines», a expliqué Hassan Rohani.

Le président iranien n'a pas varié sur le soutien indéfectible de son pays au président syrien Bachar al-Assad : «sans la solidité du régime [d’Assad], l’armée ne pourra pas lutter efficacement». «À court terme, il n’y a pas d’autre solution que d’aider l’armée syrienne», a-t-il insisté. Quant à savoir si un futur était envisageable avec Assad au pouvoir, à long terme, le président a botté en touche. «Comment pouvons-nous nous prononcer à la place du peuple syrien ?»

Source : site web et rédaction

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