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Yémen: Un centre médical pris pour une cible de la coalition

Yémen: Un centre médical pris pour une cible de la coalition
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Un missile a touché dimanche 10 janvier un hôpital soutenu par Médecins sans frontières (MSF) dans le nord du Yémen, faisant au moins quatre morts et 10 blessés, a rapporté l’organisation non gouvernementale.

Trois des blessés sont des membres du personnel de l’ONG et deux d’entre eux sont dans un état critique, a ajouté MSF, laissant Yémen: Un centre médical pris pour une cible de la coalitionentendre que le bilan pourrait s’alourdir avec l’éventualité de personnes prises dans les décombres de plusieurs bâtiments qui se sont effondrés.

L’hôpital Shiara qui a été touché se trouve à Razeh dans la province de Saada (nord), une zone contrôlée par le mouvement Ansarullah en guerre contre les forces gouvernementales soutenues par une coalition arabe menée par l’Arabie saoudite. MSF y intervient depuis novembre.

Pour l’heure, MSF explique ne pas être en mesure de confirmer l’origine de l’attaque,  «mais des avions ont été vus survolant l’hôpital à ce moment-là ».

Raquel Ayora, qui dirige les opérations de l’organisation dans le pays, a affirmé dans le communiqué que MSF fournissait régulièrement aux belligérants les positions GPS de ses installations. « Il n’y a aucune possibilité pour ceux qui ont des capacités de lancer des raids aériens ou de tirer des missiles d’ignorer » ce fait, a-t-elle souligné.

Après avoir condamné l’attaque, elle a appelé à nouveau les protagonistes à la «nécessité de respecter les patients et les installations médicales». Il s’agit de la troisième attaque contre des installations de MSF :

Le 27 octobre, l’hôpital Hayadin avait été détruit par un raid aérien de la coalition arabe, dans la même province de Saada. En décembre, MSF avait accusé l’aviation de la coalition arabe d’avoir frappé l’une de ses cliniques mobiles à Taëz (sud-ouest), faisant neuf blessés, dont deux employés de l’organisation.

En plus des accusations de cibler des civils et de violer le droit humanitaire, cette coalition a récemment été mise en cause par l'ONG Human Rights Watch qui lui reproche d'utiliser des bombes à fragmentation dans ses offensives sur le terrain.

Source : agences et rédaction

 

 

 

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