Kerry : la mise en œuvre de l’accord nucléaire iranien dans quelques «jours»
L'accord historique sur le programme nucléaire iranien devrait commencer à être mis en œuvre dans quelques «jours», a affirmé jeudi le secrétaire d'Etat américain John Kerry, ce qui déclencherait le début de l'allègement des sanctions américaines contre Téhéran.
Dans un tour d'horizon devant la presse des percées diplomatiques réalisées par les Etats-Unis en 2015, Kerry a particulièrement
vanté l'accord scellé le 14 juillet à Vienne entre les grandes puissances et l'Iran, un texte «dont on est à (quelques) jours de la mise en œuvre, si tout se déroule bien».
Le ministre américain des Affaires étrangères, qui ne s'était pas exprimé publiquement depuis trois semaines, a précisé qu'il avait une nouvelle fois parlé au téléphone jeudi matin avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif.
Les deux hommes, dont les gouvernements n'ont pas de relations diplomatiques depuis 1980, sont les principaux artisans de l'accord de Vienne sur le programme nucléaire iranien qui doit garantir que la République islamique ne se dote pas de la bombe atomique, en échange d'une levée progressive et contrôlée des sanctions internationales.
Ce texte, fruit d'années de tractations acharnées, a été salué comme une avancée majeure en termes de politique de désarmement et de non-prolifération nucléaire.
Kerry a indiqué que Zarif avait exprimé jeudi «l'intention» de Téhéran de «boucler ses obligations pour le jour de la mise en œuvre aussi rapidement que possible».
«Nous nous sommes engagés à faire en sorte d'être prêts à agir ce jour-là et, sans entrer dans les détails, cela pourrait survenir plus tôt» que prévu, a dit le secrétaire d'Etat en faisant allusion à l'amorce d'un allègement des sanctions américaines contre Téhéran.
Kerry a encore salué le fait que l'Iran avait transféré le 28 décembre une importante cargaison d'uranium faiblement enrichi vers la Russie, une étape cruciale de l'accord de Vienne. A l'époque, le département d'Etat avait précisé que cette cargaison convoyée par bateau contenait différents types d'uranium faiblement enrichi, en particulier à 5 et 20%, des déchets métalliques et des plaques de combustible inachevées.
Source : agences et rédaction
Comments