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ONU: La coalition responsable de la mort d’un grand nombre de civils au Yémen

ONU: La coalition responsable de la mort d’un grand nombre de civils au Yémen
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Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme a affirmé mardi que la mort d'un grand nombre de civils au Yémen était attribuable à la coalition de pays arabes dirigée par l'Arabie saoudite qui bombarde le Yémen depuis fin mars.

Selon les Nations unies, la guerre au Yémen a fait près de 6.000 morts, dont la moitié de civils. Plus de 600 enfants ont été tués et ONU: La coalition responsable de la mort d’un grand nombre de civils au Yémen900 blessés, soit cinq fois plus qu'en 2014.

Zeid Ra'ad al Hussein, qui s'exprimait devant le Conseil de sécurité de l'Onu, a dit avoir «observé avec une inquiétude extrême» les bombardements, aériens ou non, dans des secteurs du Yémen très peuplés et la destruction d'infrastructures civiles, hôpitaux et écoles notamment.

«Le manque d’action décisive [en faveur d'une cessation des combats], non seulement, provoque la misère de millions de personnes vulnérables au Yémen aujourd’hui, mais va sûrement mener le pays à un processus irréversible de balkanisation dont les conséquences échapperont à tout contrôle», a-t-il déclaré.

Le besoin d’un cessez-le-feu dans la région est vital, d’après le Haut-Commissaire, car l’instabilité crée un terrain fertile pour les extrémistes qui menacent non seulement le Yémen, mais la région entière.

«Une conséquence potentielle de la déliquescence de l’État yéménite serait la création de sanctuaires pour les groupes radicaux et confessionnaux tels que Daech. Cela pourrait aussi élargir la zone du conflit au-delà des frontières yéménites et provoquer une instabilité dans toute la région», a-t-il précisé.

Le Conseil de Sécurité des Nations unies a été convoqué après l’échec des négociations de paix entre les parties en conflit, qui ont eu lieu le 18 décembre, en Suisse.

Les représentants des Houthis ont déclaré qu’ils ne reprendraient pas la discussion à moins que les Nations unies condamnent la coalition arabe pour avoir violé la trêve, laquelle n’aura duré qu’une semaine.

Selon un récent rapport parrainé par l'ONU, la situation au Yémen s'est gravement détériorée depuis le début du conflit au début de l'année 2015, avec notamment une augmentation de 9% du nombre de personnes déplacées (IDP) qui a atteint 2,5 millions,

«Le conflit actuel, les dommages subis par les infrastructures civiles et la tension accrue sur des ressources déjà en voie d'épuisement ont exacerbé une situation en matière humanitaire qui était déjà précaire», a déclaré Johannes van der Klaauw, Représentant au Yémen du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), illustrant le dernier rapport du Groupe de travail sur les mouvements de populations (Task Force on Population Movement, TFPM), lequel était dirigé par le HCR, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et d'autres partenaires.

Les principaux besoins des IDP, selon le rapport, sont la nourriture, l'eau, les installations sanitaires et l'hygiène, ainsi que les abris. La plupart des IDP ont perdu leurs moyens d'existence et cherché refuge auprès de membres de leur famille ou d'amis, dans des écoles, dans des bâtiments publics ou abandonnés, dans des abris de fortune ou en plein air sans véritable protection.

«Le rapport du Groupe de travail sera extrêmement utile (…) pour améliorer la réponse à une situation humanitaire de plus en plus dramatique sur tout le territoire du Yémen, a déclaré Nicoletta Giordano, qui dirige la Mission de l'OIM dans le pays.

Selon le rapport, les cinq gouvernorats les plus affectés par le conflit – Taëz, Amran, Hajjah, Sana'a et Abyan – comptent pour plus de la moitié des 2,5 millions de personnes déplacées au Yémen, Taëz représentant à lui seul plus d'un tiers du total.

Source : agences et rédaction

 

 

 

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