Téhéran affirme qu’il continuera à soutenir le gouvernement syrien
L'Iran continuera à soutenir la Syrie, a déclaré le vice-ministre iranien des Affaires étrangères pour les affaires arabes et africaines, Hossein Amir Abdollahian, alors que le Conseil de sécurité a voté vendredi soir une résolution appelant à un cessez-le-feu et à des négociations de paix dès début janvier.
«Nous continuerons à apporter notre soutien à la Syrie», a déclaré Hussein Amir Abdollahian, cité samedi matin par l'agence Irna.
L'Iran est le principal soutien régional de la Syrie et lui apporte une aide, notamment sous la forme de conseillers militaires. Il a affirmé à plusieurs reprises son
rejet de toute ingérence de forces extérieures dans les affaires intérieures de la Syrie.
Avant le vote du Conseil de sécurité, les ministres des Affaires étrangères de 17 pays, dont l'Iran et la Russie, qui ont déjà eu deux réunions à Vienne sur la Syrie, se sont réunis à New York pour faire avancer les discussions sur le processus politique pour mettre fin à la crise syrienne.
Selon Abdollahian, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad «Zarif a empêché l'adoption (...) d'une liste des groupes terroristes, et il a été décidé finalement qu'un groupe de travail, composé de l'Iran, de la Russie, d'Oman, de l'Egypte, de la Turquie, de la Jordanie et de la France, prépare une liste et la présente aux Nations unies".
Selon les médias iraniens, les Gardiens de la révolution, l'armée d'élite de la République islamique, avait été inclus dans la liste des groupes terroristes présentée par la Jordanie. Ce qui a provoqué une violente réaction de Zarif.
Téhéran, tout comme Damas, qualifie de «terroristes» tous les groupes extrémistes armés opposés au gouvernement syrien et estime qu'ils ne peuvent pas prendre part à un dialogue politique.
«Nous soutenons un dialogue inter-syrien et dans ce dialogue national les groupes terroristes n'ont aucune place», a ajouté Amir Abdollahian.
Il a également répété la position de Téhéran sur le sort du président Assad : «La candidature de Bachar Assad (pour la présidence, ndlr) à la fin de ce processus politique dépend de lui-même et en fin de compte il appartient aux Syriens de décider».
Source : agences et rédaction
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