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«Daech» déterminé à fabriquer des armes chimiques

«Daech» déterminé à fabriquer des armes chimiques
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Le groupe terroriste «Daech» est déterminé à développer des armes et a créé une filiale pour faire de la recherche et des expériences avec l’aide de scientifiques de l’Irak, de la Syrie et d’ailleurs dans la région, révèlent des experts du renseignement américain et irakien. Le groupe a déjà utilisé du gaz moutarde sur le champ de bataille en Irak et en Syrie.

Des analyses préliminaires effectuées par les États-Unis sur des mortiers qui ont atteint les forces kurdes en Irak, plus tôt cette année, ont révélé des traces du composé chimique. Les responsables qui ont «Daech» déterminé à fabriquer des armes chimiquestémoigné, issus d’agences de renseignement américaines et irakiennes directement informées du programme d’armes chimiques, ont requis l’anonymat.

Les autorités irakiennes s’inquiètent, car le vaste territoire que contrôle «Daech» lui permet de fonctionner dans le secret. Les autorités irakiennes ignorent donc presque tout de son programme. Les autorités irakiennes redoutent que l’usage d’armes chimiques ne se propage. L’armée du pays a d’ailleurs distribué des masques à gaz à ses troupes déployées à l’ouest et au nord de Bagdad.

«Ils ont maintenant la liberté totale pour choisir les emplacements de leurs laboratoires et sites de production, et ils ont un grand éventail d’experts, civils et militaires, pour les aider», a affirmé une source irakienne.

D’après trois responsables du renseignement irakien, «Daech» a constitué un groupe chargé de développer des armes chimiques. Mentionnant des rapports qu’il a pu consulter, le président du comité parlementaire de sécurité et de défense, Hakim al-Zamili, a révélé que le groupe extrémiste avait réussi à attirer en ses rangs des experts chimiques de l’étranger et d’Irak.

«Daech» a récemment déplacé ses laboratoires de recherche d’Irak vers des endroits «sécurisés» en Syrie, selon M. al-Zamili.

«L’ÉI travaille très sérieusement à produire des armes chimiques, particulièrement du gaz sarin, a-t-il ajouté. Cela ne menacerait pas que l’Irak, mais le monde entier.»

Les États-Unis et l’Europe ne se font pas aussi alarmistes. Des responsables du renseignement américain ne croient que l’organisation ait les moyens technologiques pour produire du gaz neurotoxique et pensent que les miliciens risquent davantage de se faire mal en tentant de les fabriquer. Une autre source du renseignement européen au fait du programme chimique du groupe abonde dans le même sens, ajoutant que la production de gaz moutarde de «Daech» est de mauvaise qualité et en petite quantité.

Toutefois, selon le général à la retraite Richard Zahner, qui a chapeauté l’agence de renseignement militaire américaine en Irak en 2005 et 2006, les Américains sous-estiment le groupe terroriste, qui s’est montré plus débrouillard et innovateur qu’al-Qaïda, qui a tenté en vain durant 20 ans de développer des armes chimiques.

«Seulement quelques scientifiques et ingénieurs, avec de la motivation et quelques ressources matérielles, peuvent produire en quantités limitées des produits chimiques industriels dangereux» et destinés à une utilisation offensive, a affirmé M. Zahner.

Jeudi, le premier ministre français Manuel Valls a averti du risque d'attentat avec des armes chimiques ou bactériologiques, dans son discours devant l'Assemblée nationale sur la prolongation de l'état d'urgence. Plus tôt, la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova avait déclaré que les terroristes de «Daech» et d'autres groupes utilisaient des armes chimiques de plus en plus régulièrement. Elle a précisé que les terroristes utilisaient des armes chimiques contre les forces gouvernementales et les civils, ainsi que lors d’actions de provocation décrédibilisant le gouvernement.

Source : agences et rédaction

 

 

 

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