L’Iran prêt à discuter de la paix en Syrie avec tous les pays
L'Iran est prêt à discuter de la paix en Syrie avec tous les pays concernés, y compris son rival saoudien et les Etats-Unis, a annoncé mardi 8 septembre le président Hassan Rohani, qui a laissé entendre cependant que Téhéran n'entrerait pas dans le débat sur l'avenir de Bachar al Assad.
Le président de la république islamique, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse, était interrogé sur le fait de savoir
si son pays pourrait coopérer avec l'Arabie saoudite et les Etats-Unis sur ce dossier.
«Nous nous assoirons à n'importe quelle table avec des pays de la région ou extérieurs à la région», a-t-il répondu.
«Les Syriens se font assassiner, leurs maisons sont détruites (...) Notre première priorité est de mettre fin au carnage, de rétablir la sécurité et de permettre aux gens de rentrer chez eux, ensuite nous pourrons parler de l'avenir», a-t-il poursuivi lors de cette conférence de presse commune avec son homologue autrichien, Heinz Fischer, premier chef d'Etat européen à se rendre en Iran depuis son compatriote Thomas Klestil en 2004.
Avec la crise humanitaire des réfugiés qui a pris des proportions inédites en Europe depuis 1945, les projecteurs se sont de nouveau braqués sur la question d'un règlement de la crise en Syrie.
De son côté, le ministre des affaires étrangères autrichien, Sebastian Kurz, a estimé que Bachar Al-Assad devait être associé à la lutte contre «Daech».
«Le président syrien est dans le même camp face au groupe djihadiste», a déclaré M. Kurz, qui accompagne le président autrichien. Le chef de la diplomatie autrichienne a également jugé que la lutte contre le «terrorisme» en Syrie passait par une coopération avec l’Iran et la Russie.
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel García-Margallo, a appelé mardi à «négocier» avec le président syrien «un cessez-le-feu».
En visite officielle en Iran, le ministre espagnol a jugé qu'il fallait «négocier» avec le président syrien «un cessez-le-feu partiel, commençant par Alep (nord-ouest de la Syrie), pour arriver à un cessez-le-feu global», dans une interview accordée à la radio Cadena Ser.
«Une des parties (impliquées), c'est le gouvernement de Bachar el-Assad qui personnellement ne me plaît absolument pas (...) mais la paix se fait toujours avec les ennemis, il faudra négocier et arriver à un cessez-le-feu sinon nous allons arriver à une situation humanitaire désespérée».
Source : AFP et rédaction
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