Irak: Maliki juge «sans valeur» le rapport sur la chute de Mossoul
L'ancien Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a jugé mardi «sans valeur» un rapport d'enquête parlementaire l'impliquant dans la chute en juin 2014 de Mossoul aux mains des extrémistes de «Daech».
«Le résultat émanant de la commission d'enquête parlementaire sur la chute de Mossoul n'a aucune valeur», a affirmé M. Maliki, actuellement vice-président, sur sa page Facebook.
Ce rapport «est dominé par des divergences politiques et dénué de toute objectivité», selon lui.
«Ce qui s'est passé à Mossoul est un complot ourdi à Ankara, qui s'est ensuite déplacé à Erbil», a dit l'ex-Premier ministre en faisant référence à la Turquie et au Kurdistan autonome irakien.
«Daech» s'était emparé de Mossoul, la deuxième ville d'Irak, au début de son offensive fulgurante lancée dans le nord de l'Irak en juin 2014 face à des forces gouvernementales en déroute.
Le rapport, remis dimanche au président du Parlement, Salim al-Joubouri, implique 35 autres responsables, dont ceux du ministre de la Défense de l'époque Saadoun al-Doulaimi et du gouverneur de la province de Ninive, dont Mossoul est le chef-lieu, Atheel al-Nujaifi.
«Aucun des noms présents dans ce rapport ne sera effacé, et tous seront transmis à la justice (...) et ceux qui sont responsables de la chute de Mossoul devront rendre des comptes», a assuré M. Joubouri.
Abadi reporte une visite en Chine
Le Premier ministre irakien, Haïdar al-Abadi, a lancé le 9 août un vaste plan de réformes pour lutter contre la corruption et améliorer la gouvernance après plusieurs semaines de manifestations, notamment à Bagdad et dans le sud, et des appels pressants de l'ayatollah sayed Ali al-Sistani, plus haute autorité religieuse chiite du pays, qui a appelé à l'approbation d'autres mesures dans le domaine judiciaire.
Trop occupé par ce plan de réformes et par la supervision des opérations militaires en cours contre «Daech», M. Abadi a reporté une visite prévue mercredi en Chine.
«M. Abadi a décidé de reporter jusqu'à nouvel ordre sa visite en Chine, prévue le 19 de ce mois», ont indiqué ses services dans un communiqué.
La décision a été prise «en raison des développements sur le plan de la sécurité» et le début de la deuxième phase «des opérations pour la libération d'Al-Anbar et dans d'autres secteurs comme Baiji, en plus du plan de réformes lancé» par M. Abadi, ajoute le texte.
Les forces de sécurité irakiennes sont engagées dans une bataille pour reprendre le terrain perdu aux extrémistes de «Daech» dans la province d'Al-Anbar (ouest), frontalière de la Syrie, et dans la région de Baiji, au nord de Bagdad.
M. Abadi a d'autre part pris une première mesure concrète dans son plan de réformes en annonçant dimanche la réduction d'un tiers des portefeuilles de son gouvernement.
L'Irak entretient des liens économiques étroits avec la Chine, surtout dans le secteur du pétrole, dont dépend Bagdad pour ses revenus.
Source: agences et rédaction
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