Nucléaire iranien: Obama a envoyé un «message secret» à Téhéran
Le président américain Barack Obama a envoyé un «message secret» au leadership iranien concernant les négociations qui se tiennent actuellement à Vienne sur le programme nucléaire de Téhéran, a indiqué lundi soir l’agence de presse iranienne Fars.
«Un responsable de l’un des pays voisins a récemment apporté un message du président aux fonctionnaires de notre pays», a déclaré Merhad Bazrpash, membre du
Parlement iranien à Fars, en référence au Premier ministre irakien Haider al-Abadi.
M. Bazrpash a dénoncé l’hypocrisie des Américains, soulignant le décalage entre les messages privés et les déclarations publiques souvent menaçantes de Washington.
Les tractations internationales sur le nucléaire iranien se sont poursuivies discrètement lundi au niveau des experts, avant le retour des politiques cette semaine dans la capitale autrichienne pour trancher sur les points les plus durs de la négociation.
«Nous travaillons et il est trop tôt pour porter un jugement» sur le résultat, a déclaré le secrétaire d'Etat américain John Kerry, à la veille de la date-butoir du 30 juin qui avait initialement fixée pour un accord.
M. Kerry, seul ministre des Affaires étrangères resté à Vienne après un week-end de ballet diplomatique, a rencontré lundi matin Yukiya Amano, le chef de l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA), l'organe de l'ONU qui jouera un rôle clé dans la vérification de la mise en œuvre de l'accord, s'il est conclu.
Reprise des relations économiques France/Iran
De son côté, la France se préparerait pour la reprise de ses relations économiques avec l'Iran dans un avenir proche suivant la signature d'un accord, selon Reuters.
Un diplomate français a déclaré à Reuters que le chef de la diplomatie Laurent Fabius avait prévu de se rendre dans la capitale iranienne peu de temps après la conclusion
d'un accord, dans le but de normaliser les relations entre les deux pays.
Les échanges commerciaux entre la France et la République islamique ont totalisé plus de 3,4 milliards de dollars en 2011, d'après Reuters et ont chuté à 556 millions après l'imposition de sanctions économiques contre Téhéran en 2013.
L'Iran et les pays du groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne) sont engagés depuis 20 mois dans des discussions intenses pour tenter de régler le dossier. Qui bloque toujours sur des points essentiels, en dépit d'un accord-cadre conclu début avril dans la douleur à Lausanne.
La communauté internationale veut s'assurer que le programme nucléaire iranien est à vocation «strictement civile» et que Téhéran «ne cherche pas à se doter de la bombe atomique», en échange d'une levée des sanctions internationales qui secouent son économie depuis une décennie.
Mais des questions clés demeurent sans réponse: la durée d'un accord qui briderait le programme nucléaire iranien, le contrôle de la mise en œuvre de cet accord -inspections de l'AIEA- et enfin la levée des sanctions, immédiate, comme le voudrait Téhéran, ou progressive et conditionnelle, comme le réclame le groupe 5+1.
Source: agences et rédaction
«Un responsable de l’un des pays voisins a récemment apporté un message du président aux fonctionnaires de notre pays», a déclaré Merhad Bazrpash, membre du
Parlement iranien à Fars, en référence au Premier ministre irakien Haider al-Abadi.M. Bazrpash a dénoncé l’hypocrisie des Américains, soulignant le décalage entre les messages privés et les déclarations publiques souvent menaçantes de Washington.
Les tractations internationales sur le nucléaire iranien se sont poursuivies discrètement lundi au niveau des experts, avant le retour des politiques cette semaine dans la capitale autrichienne pour trancher sur les points les plus durs de la négociation.
«Nous travaillons et il est trop tôt pour porter un jugement» sur le résultat, a déclaré le secrétaire d'Etat américain John Kerry, à la veille de la date-butoir du 30 juin qui avait initialement fixée pour un accord.
M. Kerry, seul ministre des Affaires étrangères resté à Vienne après un week-end de ballet diplomatique, a rencontré lundi matin Yukiya Amano, le chef de l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA), l'organe de l'ONU qui jouera un rôle clé dans la vérification de la mise en œuvre de l'accord, s'il est conclu.
Reprise des relations économiques France/Iran
De son côté, la France se préparerait pour la reprise de ses relations économiques avec l'Iran dans un avenir proche suivant la signature d'un accord, selon Reuters.
Un diplomate français a déclaré à Reuters que le chef de la diplomatie Laurent Fabius avait prévu de se rendre dans la capitale iranienne peu de temps après la conclusion
d'un accord, dans le but de normaliser les relations entre les deux pays.Les échanges commerciaux entre la France et la République islamique ont totalisé plus de 3,4 milliards de dollars en 2011, d'après Reuters et ont chuté à 556 millions après l'imposition de sanctions économiques contre Téhéran en 2013.
L'Iran et les pays du groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne) sont engagés depuis 20 mois dans des discussions intenses pour tenter de régler le dossier. Qui bloque toujours sur des points essentiels, en dépit d'un accord-cadre conclu début avril dans la douleur à Lausanne.
La communauté internationale veut s'assurer que le programme nucléaire iranien est à vocation «strictement civile» et que Téhéran «ne cherche pas à se doter de la bombe atomique», en échange d'une levée des sanctions internationales qui secouent son économie depuis une décennie.
Mais des questions clés demeurent sans réponse: la durée d'un accord qui briderait le programme nucléaire iranien, le contrôle de la mise en œuvre de cet accord -inspections de l'AIEA- et enfin la levée des sanctions, immédiate, comme le voudrait Téhéran, ou progressive et conditionnelle, comme le réclame le groupe 5+1.
Source: agences et rédaction
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