Nucléaire iranien: «Israël» aurait usé d’un virus pour espionner les négociateurs
Des experts en cyber sécurité pensent que l'entité sioniste est très probablement à l'origine d'une vague d'espionnage visant des hôtels dans lesquels ont séjourné des négociateurs de l'accord sur le nucléaire iranien, a révélé le Wall Street Journal mercredi 10 juin.
Selon plusieurs experts en contre piratage informatique cités par le WSJ, les analystes d'une
société leader spécialisée dans les programmes antivirus ont découvert des traces d'un virus qu'«Israël» aurait plusieurs fois utilisé dans le passé.
La société de sécurité informatique Kaspersky Lab, basée en Russie, a indiqué avoir découvert dans son propre réseau interne ce virus baptisé Duqu.
Duqu, que l'on pensait éradiqué depuis 2012, est un logiciel d'espionnage sophistiqué similaire au virus Stuxnet, considéré par nombre d'observateurs comme venant d'«Israël».
«Notre analyse technique indique que ces nouvelles attaques incluent une version mise à jour du virus Duqu de 2011, que l'on considère parfois comme +un beau-frère+ de Stuxnet», indique Kaspersky.
Stuxnet était un virus développé par les Etats-Unis ou «Israël» en 2007, ou même avant. Il avait attaqué à l'automne 2010 le programme nucléaire iranien, en particulier ses centrifugeuses, pour tenter de ralentir les efforts de Téhéran, soupçonné de vouloir se doter de l'arme atomique.
Les spécialistes de Kaspersky ont souligné que le nouveau Duqu était très difficile à détecter car il ne change aucun des réglages des ordinateurs et des réseaux informatiques auxquels il s'attaque. Kaspersky a dans un premier temps repéré ce virus espion dans ses propres ordinateurs, avant d'identifier d'autres victimes dans les pays occidentaux, du Moyen-Orient ou d'Asie.
«De manière assez notable, beaucoup de nouvelles infections en 2014-2015 sont liées aux réunions des pays du groupe 5+1 relatives aux négociations avec l'Iran concernant son programme nucléaire», note encore Kaspersky.
Duqu 2.0 a aussi été utilisé pour surveiller les hommes politiques et dignitaires participant au 70e anniversaire de la libération du camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau en janvier dernier, ajoute Ksapersky.
En outre, WSJ affirme que les agences américaines d'espionnage ont intercepté des communications entre responsables israéliens discutant de détails des négociations classés «top secrets». «Ces responsables n'avaient aucun autre moyen (que d'espionner, NDLR) pour obtenir ce genre d'informations», a déclaré un officiel américain au Wall Street Journal. Le journal a ajouté que les agences américaines d'espionnage «communications interceptées entre responsables israéliens» discuter des détails des négociations qui, selon les Etats-Unis, ils avaient pas d'autre moyen de le savoir.
En mars dernier déjà, plusieurs médias ont affirmé qu'«Israël» avait espionné les responsables américains dans le cadre de leurs négociations avec la République islamique. Cette affaire d'espionnage avait provoqué un tollé à la Maison Blanche après que certaines de ces informations «volées» aux négociateurs américains auraient été utilisées par l'administration de Benyamin Netanyahou pour convaincre les législateurs à Washington de s'opposer à un accord sur le nucléaire iranien. Ce couac diplomatique avait culminé avec le discours du Premier ministre israélien devant le Congrès américain.
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Selon plusieurs experts en contre piratage informatique cités par le WSJ, les analystes d'une
société leader spécialisée dans les programmes antivirus ont découvert des traces d'un virus qu'«Israël» aurait plusieurs fois utilisé dans le passé.La société de sécurité informatique Kaspersky Lab, basée en Russie, a indiqué avoir découvert dans son propre réseau interne ce virus baptisé Duqu.
Duqu, que l'on pensait éradiqué depuis 2012, est un logiciel d'espionnage sophistiqué similaire au virus Stuxnet, considéré par nombre d'observateurs comme venant d'«Israël».
«Notre analyse technique indique que ces nouvelles attaques incluent une version mise à jour du virus Duqu de 2011, que l'on considère parfois comme +un beau-frère+ de Stuxnet», indique Kaspersky.
Stuxnet était un virus développé par les Etats-Unis ou «Israël» en 2007, ou même avant. Il avait attaqué à l'automne 2010 le programme nucléaire iranien, en particulier ses centrifugeuses, pour tenter de ralentir les efforts de Téhéran, soupçonné de vouloir se doter de l'arme atomique.
Les spécialistes de Kaspersky ont souligné que le nouveau Duqu était très difficile à détecter car il ne change aucun des réglages des ordinateurs et des réseaux informatiques auxquels il s'attaque. Kaspersky a dans un premier temps repéré ce virus espion dans ses propres ordinateurs, avant d'identifier d'autres victimes dans les pays occidentaux, du Moyen-Orient ou d'Asie.
«De manière assez notable, beaucoup de nouvelles infections en 2014-2015 sont liées aux réunions des pays du groupe 5+1 relatives aux négociations avec l'Iran concernant son programme nucléaire», note encore Kaspersky.
Duqu 2.0 a aussi été utilisé pour surveiller les hommes politiques et dignitaires participant au 70e anniversaire de la libération du camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau en janvier dernier, ajoute Ksapersky.
En outre, WSJ affirme que les agences américaines d'espionnage ont intercepté des communications entre responsables israéliens discutant de détails des négociations classés «top secrets». «Ces responsables n'avaient aucun autre moyen (que d'espionner, NDLR) pour obtenir ce genre d'informations», a déclaré un officiel américain au Wall Street Journal. Le journal a ajouté que les agences américaines d'espionnage «communications interceptées entre responsables israéliens» discuter des détails des négociations qui, selon les Etats-Unis, ils avaient pas d'autre moyen de le savoir.
En mars dernier déjà, plusieurs médias ont affirmé qu'«Israël» avait espionné les responsables américains dans le cadre de leurs négociations avec la République islamique. Cette affaire d'espionnage avait provoqué un tollé à la Maison Blanche après que certaines de ces informations «volées» aux négociateurs américains auraient été utilisées par l'administration de Benyamin Netanyahou pour convaincre les législateurs à Washington de s'opposer à un accord sur le nucléaire iranien. Ce couac diplomatique avait culminé avec le discours du Premier ministre israélien devant le Congrès américain.
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