Nucléaire iranien: Kerry et Zarif à Genève, ont un mois pour sceller un accord historique
Le patron de la diplomatie américaine John Kerry et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif se retrouvent samedi à Genève pour d'«intenses» tractations en vue de sceller d’ici à la fin juin un accord historique sur le programme nucléaire de Téhéran.
Les deux ministres se sont retrouvés vers 09H00 GMT dans un palace de la ville suisse, entourés de leurs délégations et de la représentante de la diplomatie européenne Helga Schmid.
Conclure un règlement avec l’Iran sur le nucléaire est non seulement une priorité du président Barack Obama mais s’inscrit même dans un dessein encore plus ambitieux:
réconcilier à terme les Etats-Unis et la République islamique avec l’espoir d’apaiser les conflits au Moyen-Orient.
Après un accord provisoire en novembre 2013 et un accord de principe le 2 avril, le groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) et l’Iran ont jusqu’au 30 juin pour graver dans le marbre un texte complet et définitif.
Les discussions pourraient se prolonger jusqu’à dimanche, selon des diplomates américains. Des négociateurs du 5+1 et de l’Iran étaient à Vienne cette semaine et, côté américain, le ministre de l’Energie Ernest Moniz et la directrice politique du département d’Etat Wendy Sherman sont venus épauler John Kerry dans la ville suisse.
«Il nous reste un mois. Je pense que vous allez voir une escalade» en juin qui «va être un mois très intense», a commenté un cadre du département d’Etat, réaffirmant que Washington tenait à «la date du 30 juin» et «n’envisageait pas à l’heure actuelle de prolongation» des discussions.
Car à un mois de l’échéance, l’Iran et les pays européens ont évoqué cette semaine la possibilité que les pourparlers débordent sur le début juillet.
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a ainsi prévenu que les négociations «pourraient continuer au-delà» du 30 juin. L’ambassadeur de France à Washington Gérard Araud a aussi averti que «la date butoir de juin pourrait connaître le même destin que celle de mars, avec un accord quelques jours plus tard», en allusion à l’accord-cadre de Lausanne conclu le 2 avril au lieu du 31 mars.
«Accès réglementé»
Selon une source diplomatique occidentale, le face-à-face Kerry-Zarif «vise à faire le point, les Iraniens pourront dire ce qu’ils peuvent et ne peuvent pas faire, les Américains ce qui ne va pas».
Sur le fond, la question des inspections internationales des sites nucléaires est l’un des points les plus épineux.
Téhéran, qui a toujours nié vouloir se doter de la bombe atomique, exclut toute inspection de ses sites militaires, la qualifiant d’«espionnage». Il accepterait toutefois un «accès réglementé» pour des experts étrangers dans le cadre du protocole additionnel au Traité de non-prolifération nucléaire.
Yukiya Amano, directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui mettra en œuvre un éventuel accord, a souligné la «nécessité» pour l’agence onusienne d’avoir accès à «tous les sites, y compris militaires».
Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius lui a emboîté le pas, prévenant que Paris «n’accepterait pas» d’accord s’il n’y pas de «vérification» de «toutes les installations iraniennes, y compris les sites militaires».
Source: agences et rédaction
Les deux ministres se sont retrouvés vers 09H00 GMT dans un palace de la ville suisse, entourés de leurs délégations et de la représentante de la diplomatie européenne Helga Schmid.
Conclure un règlement avec l’Iran sur le nucléaire est non seulement une priorité du président Barack Obama mais s’inscrit même dans un dessein encore plus ambitieux:
réconcilier à terme les Etats-Unis et la République islamique avec l’espoir d’apaiser les conflits au Moyen-Orient.Après un accord provisoire en novembre 2013 et un accord de principe le 2 avril, le groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) et l’Iran ont jusqu’au 30 juin pour graver dans le marbre un texte complet et définitif.
Les discussions pourraient se prolonger jusqu’à dimanche, selon des diplomates américains. Des négociateurs du 5+1 et de l’Iran étaient à Vienne cette semaine et, côté américain, le ministre de l’Energie Ernest Moniz et la directrice politique du département d’Etat Wendy Sherman sont venus épauler John Kerry dans la ville suisse.
«Il nous reste un mois. Je pense que vous allez voir une escalade» en juin qui «va être un mois très intense», a commenté un cadre du département d’Etat, réaffirmant que Washington tenait à «la date du 30 juin» et «n’envisageait pas à l’heure actuelle de prolongation» des discussions.
Car à un mois de l’échéance, l’Iran et les pays européens ont évoqué cette semaine la possibilité que les pourparlers débordent sur le début juillet.
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a ainsi prévenu que les négociations «pourraient continuer au-delà» du 30 juin. L’ambassadeur de France à Washington Gérard Araud a aussi averti que «la date butoir de juin pourrait connaître le même destin que celle de mars, avec un accord quelques jours plus tard», en allusion à l’accord-cadre de Lausanne conclu le 2 avril au lieu du 31 mars.
«Accès réglementé»
Selon une source diplomatique occidentale, le face-à-face Kerry-Zarif «vise à faire le point, les Iraniens pourront dire ce qu’ils peuvent et ne peuvent pas faire, les Américains ce qui ne va pas».
Sur le fond, la question des inspections internationales des sites nucléaires est l’un des points les plus épineux.
Téhéran, qui a toujours nié vouloir se doter de la bombe atomique, exclut toute inspection de ses sites militaires, la qualifiant d’«espionnage». Il accepterait toutefois un «accès réglementé» pour des experts étrangers dans le cadre du protocole additionnel au Traité de non-prolifération nucléaire.
Yukiya Amano, directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui mettra en œuvre un éventuel accord, a souligné la «nécessité» pour l’agence onusienne d’avoir accès à «tous les sites, y compris militaires».
Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius lui a emboîté le pas, prévenant que Paris «n’accepterait pas» d’accord s’il n’y pas de «vérification» de «toutes les installations iraniennes, y compris les sites militaires».
Source: agences et rédaction
Comments