Yémen: expiration de la trêve, reprise immédiate des raids saoudiens
Peu après l’expiration de la trêve humanitaire et malgré un appel de l’ONU à la prolonger, la coalition arabe, dirigée par l’Arabie saoudite, a repris dimanche soir ses raids aériens au Yémen.
Le cessez-le-feu était en vigueur depuis mardi soir et a pris fin à 20H00 GMT dimanche. Une heure plus tard, l’aviation de la coalition a bombardé des sites à Aden, principale
ville du sud.
Un raid a pris pour cible l’enceinte du palais présidentiel, un autre une base des forces spéciales, selon des sources militaires et des témoins.
De violents bombardements ont secoué les alentours de l’aéroport d’Aden et de violents accrochages ont opposé les soldats et les comités populaires d’une part aux groupes extrémistes de l’autre.
Des tirs de mortier et des roquettes ont par ailleurs visé certaines régions frontalières. Les attaques ont visé les deux zones de Chahda et Malahiz, ainsi que Sabba et Hossama (Saada) et al-Marzaq (Hajja).
«Dialogue global n’excluant personne»
Sur le plan diplomatique, l’émissaire de l’ONU Ismaïl Ould Cheikh Ahmed a exhorté dimanche «toutes les parties à respecter cette trêve pour au moins cinq jours supplémentaires», soulignant que le cessez-le-feu n’avait pas permis d’acheminer suffisamment d’aides humanitaires dans les zones touchées par le conflit.
L’ONU juge la situation humanitaire «catastrophique» au Yémen où plus de 1.600
personnes, dont de nombreux civils, ont été tuées depuis mars.
La trêve doit «se transformer en un cessez-le-feu permanent», a ajouté l’émissaire, en s’adressant, au nom du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, aux participants d’une conférence sur la crise au Yémen, organisée à Ryad.
«Il n’y aura pas de solution à cette crise sans un dialogue global qui n’exclut personne», a prévenu le diplomate mauritanien à l'ouverture de la conférence à laquelle participent notamment des partis et des représentants de la société civile au Yémen.
La réunion s’est ouverte en l’absence des Houthis, qui insistent pour que des négociations de paix se tiennent au Yémen.
L’émissaire onusien a invité toutes les factions à participer à une future conférence «sans aucune condition préalable».
Le porte-parole des forces armées yéménites le colonel Charaf Ghaleb Loqman a pour sa part salué l’appel de l’émissaire de l’ONU à faciliter l’acheminement des aides humanitaires aux Yéménites. Le colonel Loqman a imputé à l’Arabie Saoudite la responsabilité de toute transgression dans les prochains jours.
Navire iranien avec 2.500 tonnes d’aides humanitaires à Hodeida
Sur le plan humanitaire, un navire iranien transportant quelque 2.500 tonnes d’aides humanitaires destinée au Yémen est arrivé dimanche dans le Golfe d’Aden, malgré la mise en garde des Etats-Unis, qui demandaient à l’Iran de livrer le chargement «en
accord avec les règles de l’ONU, via la plate-forme de distribution établie à Djibouti».
Mais Téhéran affirme s’être coordonné avec les Nations unies pour que le navire décharge d’ici quatre jours dans le port yéménite de Hodeida, sur la Mer Rouge, qui est contrôlé par les Houthis.
Le coordinateur des activités humanitaires de l’ONU pour le Yémen, Johannes van der Klaauw, a appelé la coalition à «simplifier» le contrôle des cargaisons destinées à ce pays, estimant que ces mesures freinaient l’acheminement vital de biens et d’aides humanitaires.
Source: agences et rédaction
Le cessez-le-feu était en vigueur depuis mardi soir et a pris fin à 20H00 GMT dimanche. Une heure plus tard, l’aviation de la coalition a bombardé des sites à Aden, principale
ville du sud.Un raid a pris pour cible l’enceinte du palais présidentiel, un autre une base des forces spéciales, selon des sources militaires et des témoins.
De violents bombardements ont secoué les alentours de l’aéroport d’Aden et de violents accrochages ont opposé les soldats et les comités populaires d’une part aux groupes extrémistes de l’autre.
Des tirs de mortier et des roquettes ont par ailleurs visé certaines régions frontalières. Les attaques ont visé les deux zones de Chahda et Malahiz, ainsi que Sabba et Hossama (Saada) et al-Marzaq (Hajja).
«Dialogue global n’excluant personne»
Sur le plan diplomatique, l’émissaire de l’ONU Ismaïl Ould Cheikh Ahmed a exhorté dimanche «toutes les parties à respecter cette trêve pour au moins cinq jours supplémentaires», soulignant que le cessez-le-feu n’avait pas permis d’acheminer suffisamment d’aides humanitaires dans les zones touchées par le conflit.
L’ONU juge la situation humanitaire «catastrophique» au Yémen où plus de 1.600
personnes, dont de nombreux civils, ont été tuées depuis mars.La trêve doit «se transformer en un cessez-le-feu permanent», a ajouté l’émissaire, en s’adressant, au nom du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, aux participants d’une conférence sur la crise au Yémen, organisée à Ryad.
«Il n’y aura pas de solution à cette crise sans un dialogue global qui n’exclut personne», a prévenu le diplomate mauritanien à l'ouverture de la conférence à laquelle participent notamment des partis et des représentants de la société civile au Yémen.
La réunion s’est ouverte en l’absence des Houthis, qui insistent pour que des négociations de paix se tiennent au Yémen.
L’émissaire onusien a invité toutes les factions à participer à une future conférence «sans aucune condition préalable».
Le porte-parole des forces armées yéménites le colonel Charaf Ghaleb Loqman a pour sa part salué l’appel de l’émissaire de l’ONU à faciliter l’acheminement des aides humanitaires aux Yéménites. Le colonel Loqman a imputé à l’Arabie Saoudite la responsabilité de toute transgression dans les prochains jours.
Navire iranien avec 2.500 tonnes d’aides humanitaires à Hodeida
Sur le plan humanitaire, un navire iranien transportant quelque 2.500 tonnes d’aides humanitaires destinée au Yémen est arrivé dimanche dans le Golfe d’Aden, malgré la mise en garde des Etats-Unis, qui demandaient à l’Iran de livrer le chargement «en
accord avec les règles de l’ONU, via la plate-forme de distribution établie à Djibouti».Mais Téhéran affirme s’être coordonné avec les Nations unies pour que le navire décharge d’ici quatre jours dans le port yéménite de Hodeida, sur la Mer Rouge, qui est contrôlé par les Houthis.
Le coordinateur des activités humanitaires de l’ONU pour le Yémen, Johannes van der Klaauw, a appelé la coalition à «simplifier» le contrôle des cargaisons destinées à ce pays, estimant que ces mesures freinaient l’acheminement vital de biens et d’aides humanitaires.
Source: agences et rédaction
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