Un avion de combat marocain abattu au Yémen
L'armée marocaine a annoncé avoir perdu, dimanche 10 mai, un avion de combat F-16 qui prenait part aux opérations militaires de la coalition arabe au Yémen.
Le pilote d'un autre chasseur appartenant à la même escadrille n'a pas pu voir si son camarade avait pu s'éjecter de l'appareil. Le F-16 marocain a été touché en fin d'après-midi, ont rapporté les Forces armées royales marocaines dans un communiqué repris par l'agence de presse marocaine MAP.
Rabat participe depuis la fin mars à l'offensive militaire de la soi-disant "coalition" menée par l'Arabie saoudite contre le Yémen. Ce soutien comprend la mise à disposition de la coalition des Forces Royales Air stationnées aux Émirats arabes unis. La presse marocaine évoque la participation de six F-16 marocains.
70.000 personnes fuient Saada
Sun un autre plan, quelque 70.000 personnes, dont 28.000 enfants, fuyaient dimanche la province de Saada, dans le nord-ouest du Yémen, sous le feu des bombardements aériens, ont annoncé des organisations humanitaires.
Ces 17 organisations, dont Oxfam, CARE, Secours Islamique et Save the Children, ont condamné l'«intensité croissante» des bombardements, appelant à un cessez-le-feu immédiat et durable. «Il est urgent de cesser les hostilités afin de pouvoir acheminer l'aide humanitaire dans le pays», a déclaré Daw Mohamed, directeur de CARE International pour le Yémen. «Toutes les parties concernées devraient elles aussi participer à l'élaboration d'une solution politique au conflit», a-t-il ajouté.
Cet appel intervient tandis que les efforts pour parvenir à un cessez-le-feu se sont accrus, afin de mettre un terme à plus de six semaines de raids aériens de la soi-disant «coalition internationale» dirigée par l'Arabie Saoudite. Saada a été bombardée samedi pour la deuxième nuit consécutive. Les Nations unies ont exprimé leur inquiétude quant au bilan des morts civils, rappelant que les bombardements aveugles de zones habitées étaient une violation du droit international.
Save the Children a indiqué que la plupart des habitants étaient incapables de fuir en raison d'un «blocus de fait», qui a entraîné de graves pénuries de carburant, et s'est inquiété du largage de tracts les incitant à fuir. «Avertir les civils ne dispense pas la coalition de ses obligations à protéger les civils et les infrastructures civiles, et nous avons vu ces derniers jours que ces avertissements ne suffisaient pas à épargner les civils», a déclaré le directeur de Save the Children pour le Yémen, Edward Santiago.
Plus de 1 400 personnes, dont de nombreux civils, ont été déjà tuées dans le conflit, et au moins 300 000 déplacées, selon l'ONU.
Source : agences et rédaction
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