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Amnesty déplore le bilan «épouvantable» de l’Arabie en matière de droits humains

Amnesty déplore le bilan «épouvantable» de l’Arabie en matière de droits humains
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Amnesty International a déploré mardi 5 mai l'absence de progrès en matière de droits humains en Arabie saoudite, près de 100 jours après l'arrivée au pouvoir du roi Salman, déplorant que le nouveau souverain n'ait pas pris de mesures pour «améliorer un bilan épouvantable».

«Près de 100 jours après que le roi Salman bin Abdul Aziz al Saoud a accédé au trône d'ArabieAmnesty déplore le bilan «épouvantable» de l’Arabie en matière de droits humains saoudite, les perspectives de progression des droits humains dans ce pays ne sont guère réjouissantes», écrit l'organisation dans un communiqué.

Répression permanente des militants et détracteurs du gouvernement

«Au lieu de prendre des mesures pour améliorer le bilan épouvantable de l'Arabie saoudite en matière de droits humains, le roi Salman a pris la tête d'une répression perpétuelle des détracteurs du gouvernement et des militants pacifiques (...) les premiers mois de son règne ont été en outre marqués par une vague d'exécutions sans précédent», selon le directeur du programme Moyen Orient d'Amnesty, Philip Luter, cité par le communiqué.
L'organisation a adressé au nouveau roi une série de recommandations, demandant en particulier la libération de dizaines de défenseurs des droits humains, dissidents et militants, mais n'a reçu aucune réponse, précise Amnesty.
«Au lieu de prendre des mesures pour améliorer le bilan épouvantable de l'Arabie saoudite en matière de droits humains, le roi Salman bin Abdul Aziz Al Saud a pris la tête d'une répression perpétuelle des détracteurs du gouvernement et des militants pacifiques, qui continuent d'être intimidés, détenus arbitrairement et traités comme des délinquants», dénonce-t-elle.
«De nombreux prisonniers d'opinion, détenus uniquement pour avoir exercé leur droit à la liberté d'expression, d'association ou de réunion pacifique, demeurent derrière les barreaux et les procès iniques de militants des droits humains accusés de terrorisme se poursuivent», ajoute l'ONG.

La liberté d'expression muselée


Concernant le droit à la liberté d'expression, Amnesty a souligné «qu'il est toujours soumis à de sévères restrictions et il est interdit de créer une organisation de défense des droits humains et les rassemblement pacifiques de militants dans des lieux publics demeurent illégaux. La justice présente de graves défaillances et les procédures du tribunal pénal spécial, entourées de secret, perpétuent l'utilisation abusive du système judiciaire pour terroriser et punir les militants pacifiques».

Violations du droit international humanitaire au Yémen


«Depuis l'arrivée au pouvoir du nouveau roi, l'Arabie saoudite a lancé une campagne militaire au Yémen comprenant des bombardements aériens au cours desquels des centaines de civils ont été tués, notamment lors d'attaques laissant craindre des violations du droit international humanitaire», souligne-t-elle.

La haine envers les minorités religieuses

Amnesty a dénoncé l'incitation à la haine envers les minorités religieuses dans le pays, notamment celle des musulmans chiites.
«De hauts responsables saoudiens, dont le gouverneur de la province de l'Est (où réside la majorité de la communauté chiite du pays), ont eux-mêmes employé des termes désobligeants pour parler des chiites».
Dans le contexte des fréquentes incitations à la haine envers les chiites sur les réseaux sociaux, surtout depuis le début de la campagne militaire de l'Arabie saoudite au Yémen, une telle attitude est particulièrement irresponsable et susceptible d'exacerber la discrimination et les menaces que subit cette minorité.

Source : sites web et rédaction

 

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