Nucléaire iranien: les négociations reprennent à Vienne
L'Iran et les grandes puissances reprennent, mercredi à Vienne, des négociations délicates en vue d'un accord définitif sur le nucléaire iranien, trois semaines après la conclusion d'un accord-cadre, le 2 avril à Lausanne.
Après avoir difficilement tracé les grandes lignes d'un compromis, il reste tout juste soixante-dix
jours aux négociateurs (l'Iran et les grandes puissances du groupe des 5+1 : Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) pour affiner les détails avant la date butoir du 30 juin. La réunion de Vienne, premier round de négociations depuis celles de Lausanne, se tiendra au niveau des directeurs politiques. Elle doit durer au moins deux jours.
La négociatrice de l'Union européenne, Helga Schmid, s'entretiendra mercredi avec le ministre adjoint des affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi. Ils seront ultérieurement rejoints par les représentants des autres grandes puissances.
Dans une tribune publiée dans le New York Times lundi, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a appelé toutes les parties à faire preuve de «leadership» et d'«audace». «Nous pouvons et devons mettre fin à cette crise montée de toutes pièces», a-t-il estimé. Le président américain, Barack Obama, qui doit encore convaincre l'opposition républicaine au Congrès, avait évoqué début avril la perspective d'un «accord historique».
Les questions les plus épineuses, sont le rythme de levée des sanctions et les précisions sur la réduction des capacités nucléaires de Téhéran.
L'Iran a souligné que ses capacités nucléaires seraient «limitées». Mais Washington a publié des chiffres sur la réduction des capacités de Téhéran, soulignant que les stocks d'uranium enrichi de l'Iran seraient réduits de «98 %» et que le nombre de ses centrifugeuses, qui permettent l'enrichissement, fondrait à «6 104», contre 19 000 actuellement.
Le leader de la Révolution islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, a d'ailleurs prévenu dès le 9 avril que l'accord-cadre «ne garantit pas la signature d'un accord définitif d'ici fin juin». Il a affirmé qu'il «avait toujours soutenu et soutient encore l'équipe des négociateurs iraniens» et qu'il était «favorable à tout accord qui préserve les intérêts et la grandeur de la nation».
Levée des sanctions au premier jour de l'accord
La principale pierre d'achoppement porte sur le calendrier de la levée des sanctions économiques de l'Union européenne et des Etats-Unis infligées à Téhéran. Le président iranien, Hassan Rohani, a insisté sur le fait que celles-ci devraient être levées «au premier jour de l'application de l'accord».
Pour les Occidentaux toutefois, une telle levée ne pourra intervenir avant que l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) ait attesté que l'Iran a effectivement commencé à réduire ses capacités nucléaires, par exemple en menant une procédure de vérification qui, selon Kerry, nécessitera «probablement de six mois à un an».
Soupçonné par les grandes puissances de chercher à se doter de l'arme atomique, l'Iran a toujours réfuté ces allégations, tout en insistant sur son droit à exploiter une filière nucléaire civile complète.
Source : AFP
Après avoir difficilement tracé les grandes lignes d'un compromis, il reste tout juste soixante-dix
jours aux négociateurs (l'Iran et les grandes puissances du groupe des 5+1 : Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) pour affiner les détails avant la date butoir du 30 juin. La réunion de Vienne, premier round de négociations depuis celles de Lausanne, se tiendra au niveau des directeurs politiques. Elle doit durer au moins deux jours.La négociatrice de l'Union européenne, Helga Schmid, s'entretiendra mercredi avec le ministre adjoint des affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi. Ils seront ultérieurement rejoints par les représentants des autres grandes puissances.
Dans une tribune publiée dans le New York Times lundi, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a appelé toutes les parties à faire preuve de «leadership» et d'«audace». «Nous pouvons et devons mettre fin à cette crise montée de toutes pièces», a-t-il estimé. Le président américain, Barack Obama, qui doit encore convaincre l'opposition républicaine au Congrès, avait évoqué début avril la perspective d'un «accord historique».
Les questions les plus épineuses, sont le rythme de levée des sanctions et les précisions sur la réduction des capacités nucléaires de Téhéran.
L'Iran a souligné que ses capacités nucléaires seraient «limitées». Mais Washington a publié des chiffres sur la réduction des capacités de Téhéran, soulignant que les stocks d'uranium enrichi de l'Iran seraient réduits de «98 %» et que le nombre de ses centrifugeuses, qui permettent l'enrichissement, fondrait à «6 104», contre 19 000 actuellement.
Le leader de la Révolution islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, a d'ailleurs prévenu dès le 9 avril que l'accord-cadre «ne garantit pas la signature d'un accord définitif d'ici fin juin». Il a affirmé qu'il «avait toujours soutenu et soutient encore l'équipe des négociateurs iraniens» et qu'il était «favorable à tout accord qui préserve les intérêts et la grandeur de la nation».
Levée des sanctions au premier jour de l'accord
La principale pierre d'achoppement porte sur le calendrier de la levée des sanctions économiques de l'Union européenne et des Etats-Unis infligées à Téhéran. Le président iranien, Hassan Rohani, a insisté sur le fait que celles-ci devraient être levées «au premier jour de l'application de l'accord».
Pour les Occidentaux toutefois, une telle levée ne pourra intervenir avant que l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) ait attesté que l'Iran a effectivement commencé à réduire ses capacités nucléaires, par exemple en menant une procédure de vérification qui, selon Kerry, nécessitera «probablement de six mois à un an».
Soupçonné par les grandes puissances de chercher à se doter de l'arme atomique, l'Iran a toujours réfuté ces allégations, tout en insistant sur son droit à exploiter une filière nucléaire civile complète.
Source : AFP
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