noscript

Please Wait...

Iran: Erdogan à Téhéran sur fond de polémique sur le Yémen

Iran: Erdogan à Téhéran sur fond de polémique sur le Yémen
folder_openIran access_time depuis 9 années
starAJOUTER AUX FAVORIS

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a été accueilli mardi par son homologue iranien Hassan Rohani pour une visite officielle d’une journée, alors que les deux pays se sont mutuellement critiqués récemment sur leur politiques respectives dans la région.

Le visage fermé, Erdogan a serré la main du cheikh Rohani avant de passer en revue la garde présidentielle devant le palais de Saad Abad, dans le nord de Téhéran, et de démarrer leurs entretiens officiels.

Plusieurs ministres accompagnent Erdogan, qui sera également reçu par le leader de la Révolution islamique, l’ayatollah Ali Khamenei.Iran: Erdogan à Téhéran sur fond de polémique sur le Yémen

Le président turc avait dénoncé fin mars ce qu’il a appelé la volonté de «domination» de l’Iran au Yémen où les Houthis du mouvement Ansarullah, proche de Téhéran, sont la cible d’une intervention militaire orchestrée par l’Arabie saoudite avec l’approbation de la Turquie.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammed Javad Zarif, avait alors accusé Ankara d’alimenter l’instabilité au Moyen-Orient. Le chargé d’affaires de l’ambassade de Turquie à Téhéran a été «invité» au ministère des Affaires étrangères iranien qui lui a demandé des «clarifications» sur les propos d’Erdogan.

Des journaux et députés conservateurs iraniens ont pour leur part dénoncé les «insultes» d’Erdogan, demandant l’annulation de cette visite.

Une coalition arabe, menée par l’Arabie saoudite et soutenue par les Etats-Unis, a entrepris le 26 mars des raids au Yémen, faisant des centaines de victimes parmi les civils. La Turquie ne participe pas militairement à l’offensive mais a envoyé «une mission de formation militaire» et a évoqué «un partage des renseignement» avec la coalition.

La Turquie et l’Iran s’opposent également sur la Syrie. Téhéran est le principal allié régional du président syrien Bachar al-Assad alors qu’Ankara soutient les groupes armés.

Malgré ces tensions, les deux pays voisins veulent renforcer leurs relations commerciales et économiques.

«Les deux présidents ont insisté pour que le volume des échanges commerciaux atteignent les 30 milliards de dollars» en 2015, a déclaré le ministre iranien des Télécommunications, Mahmoud Vaezi, qui dirige la commission conjointe sur la coopération économique.

Lors de cette visite, huit documents de travail, notamment dans les domaines des transports, des douanes, de l’industrie et de la santé, doivent être signés, selon les médias.

Source: agences et rédaction

Comments

//