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Yémen: les massacres saoudiens se poursuivent, une famille décimée à Saada

Yémen: les massacres saoudiens se poursuivent, une famille décimée à Saada
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Les Houthis ont exprimé dimanche être prêts à négocier si la coalition arabo-américaine cesse ses raids aériens, mais cette dernière continue de commettre des massacres contre les civils yéménites, faisant au moins 857 martyrs depuis le 26 mars.

Les chasseurs saoudiens ont attaqué lundi la localité Beit-Rijal dans la région Bani Matar à Sanaa, faisant plusieurs victimes.

Plutôt dans la journée, ils ont lancé des raids contre la localité al-Hanak dans la région Razeh à Sanaa.Le nombre des victimes n’a pas été précisé.Yémen: les massacres saoudiens se poursuivent, une famille décimée à Saada

Dimanche soir, l’aviation saoudienne a commis un nouveau massacre dans la localité de Anad, (province de Saada) au nord-ouest du Yémen.

«9 civils dont 3 enfants membres d’une même famille sont tombés en martyre quand leur domicile a été détruit par un raid saoudien. Un bébé est sorti indemne de cette frappe», a rapporté la chaine de télévision yéménite Al-Masira.

Et puis, les raids saoudiens ont visé le réseau de communication à Jabal ben Arije, dans la région de Chaaf (province de Saada).

Toujours dimanche, les avions saoudiens avaient également visé un convoi de denrées alimentaires sur la route reliant la région de Houdeida à Taez, au sud du pays, a ajouté la même source.

Les rapports préliminaires sur les pertes en vie humaine de l’offensive saoudienne lancée depuis le 26 mars contre le Yémen, font état d’au moins 857 martyrs et 1214 blessés civils. 160 enfants figurent parmi les victimes, a rapporté l’agence iranienne Irib.

«Prêts à négocier, mais...»

Les Houthis se déclarent prêts à se mettre à la table des négociations si la coalition arabe, menée par l'Arabie saoudite et soutenue par les Etats-Unis, cesse ses frappes aériennes dans le pays.

«Nous restons attachés à notre position selon laquelle un dialogue est nécessaire, et nous exigeons toujours un dialogue en dépit de tout ce qui s'est produit dans le pays», aYémen: les massacres saoudiens se poursuivent, une famille décimée à Saada
déclaré le chef du bureau politique du mouvement Ansarullah, Salih Assammad.

«Nous appelons à mettre fin à l'agression et à s'asseoir à table des négociations dans un délai fixé (…). Tout acteur régional ou international qui n'adopte pas une position agressive à l'encontre du peuple yéménite pourra observer le dialogue», a déclaré M. Assammad.

Auparavant, M. Assammad a indiqué à l'agence RIA Novosti que les Houthis excluaient la possibilité de négocier avec le président yéménite déchu Abd Rabbo Mansour Hadi, qui avait fui le Yémen pour se réfugier en Arabie saoudite.

Moscou appelle à suspendre les bombardements

Sur le plan diplomatique, la délégation russe a soumis au Conseil de sécurité des Nations unies un projet de résolution proposant d'observer des pauses dites «humanitaires» dans les bombardements de la coalition arabo-américaine au Yémen.

Ces pauses sont nécessaires pour évacuer les étrangers et apporter de l'aide humanitaire à la population. La position de Moscou est soutenue par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) mais les membres du Conseil de sécurité, qui ont examiné le projet russe à huis clos, n'ont pas encore pris de décision.

Par ailleurs, le président du CICR au Yémen, Cédric Schweizer, a récemment déclaré que les «frappes aériennes et les affrontements entre les groupes armés yéménites empêchaient d'apporter une assistance médicale à la population».

L'ambassadrice jordanienne à l'Onu Dina Kawar, qui préside le Conseil de sécurité en avril, a annoncé à l'issue de la réunion que le conseil était «préoccupé» par la situation humanitaire au Yémen. «Les membres du conseil ont besoin de temps pour réfléchir à la proposition de la Russie», a-t-elle réitéré.

Selon les sources de l'Onu, on pourrait connaître la réaction à l'initiative russe en début de semaine.

L'initiative russe d'observer des pauses humanitaires a été soumise après que l'armée de l'air saoudienne a refusé d'autoriser l'avion russe venu évacuer des citoyens russes et de la CEI à pénétrer dans l'espace aérien yéménite le 2 avril. Près de 150 personnes attendaient à l'aéroport de Sanaa mais l'avion a été contraint d'atterrir au Caire.

Source: divers et rédaction

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