Attentats de Sanaa: «Daech» les revendique, Ansarullah accuse «des agendas US et régionaux»
«Daech» a revendiqué les premières attaques de ce groupe extrémiste au Yémen, qui ont visé vendredi des mosquées fréquentées par des Houthis, faisant au moins 142 martyrs, selon le dernier bilan.
«Plus de 351 personnes ont été également blessées», a indiqué à l’AFP Nashwan al-Atab, un responsable du ministère de la Santé.
Cet attentat est l’un des plus sanglants perpétrés ces dernières années dans un pays où le groupe extrémiste le mieux implanté est «Al-Qaïda dans la péninsule arabique»
(Aqpa).
Dans le communiqué et l’enregistrement mis en ligne par «Daech», un groupe se présentant comme la «province de Sanaa» du groupe extrémiste assure que ces attaques ne sont que «la partie émergée de l’iceberg» et que «d’autres suivront contre les Houthis».
Dans un premier temps, «Aqpa» a assuré dans un communiqué sur Twitter ne pas être impliqué dans l’attaque de vendredi, sous prétexte qu’«Al-Qaïda se refuse à prendre pour cible des mosquées».
Vendredi, pendant la prière hebdomadaire de midi, deux kamikazes se sont fait exploser successivement à la mosquée Badr, dans le sud de Sanaa. Un autre attentat suicide a visé une mosquée du nord de la capitale quasiment au même moment.
Parmi les martyrs figure l’imam de la mosquée Badr et important responsable religieux d’Ansarullah, Al-Mourtada ben Zayd al-Muhatwari, selon une source médicale.
Une troisième attaque a eu lieu à Saada, bastion des Houthis dans le nord du pays, où un kamikaze s’est fait exploser devant une mosquée mais sans faire de victime, les forces de sécurité l’ayant empêché d’y pénétrer, selon une source proche du mouvement.
Guerre globale
Le mouvement Ansarullah a estimé que ce triple attentat s’inscrit dans le cadre de la guerre globale menée contre le peuple yéménite et sa révolution. Une guerre «au cours de laquelle les moyens les plus criminels et les plus sales sont utilisés, sans aucune considération pour les valeurs, les coutumes et les lois célestes et humaines», a-t-il estimé dans un communiqué.
S’adressant dans son message aux ambassades et aux partis politiques, le mouvement s’est dit convaincu que «ces actes criminels sont dictés par des agendas étrangers,
américains et régionaux, hostiles à la révolution et au peuple yéménite».
«Les obstacles dressés aux négociations et le fait de torpiller le processus des négociations tout en prolongeant leur délai s’inscrit justement dans ces efforts déployés pour accorder du temps à ces éléments afin qu’ils arrangent leur situation. Ce qui pousse le pays vers le chaos et les combats internes, et menace la paix civile et la sécurité sociale», a aussi déploré le texte.
Et de souligner: «Tous ceux qui offrent des facilités à ces éléments, militairement, médiatiquement ou logistiquement sont leurs partenaires dans le crimes qu’ils commettent , si ce n’est aussi qu’ils distribuent les rôles pour nuire au peuple.
«Tout le monde sait très bien que ces éléments ont été amenés de l’extérieur du Yémen grâce au financement des forces régionales», a-t-il ajouté.
Le communiqué a également appelé à «à tout prix» à «une action sérieuse sur tous les niveaux: politique, sécuritaire et médiatique, pour faire face à ces éléments criminels».
Après les attaques, des dizaines de milliers de yéménites sont descendus dans les rues pour protester contre ces attentats terroristes et défier en même temps les extrémistes.
Source: divers et rédaction
«Plus de 351 personnes ont été également blessées», a indiqué à l’AFP Nashwan al-Atab, un responsable du ministère de la Santé.
Cet attentat est l’un des plus sanglants perpétrés ces dernières années dans un pays où le groupe extrémiste le mieux implanté est «Al-Qaïda dans la péninsule arabique»
(Aqpa).Dans le communiqué et l’enregistrement mis en ligne par «Daech», un groupe se présentant comme la «province de Sanaa» du groupe extrémiste assure que ces attaques ne sont que «la partie émergée de l’iceberg» et que «d’autres suivront contre les Houthis».
Dans un premier temps, «Aqpa» a assuré dans un communiqué sur Twitter ne pas être impliqué dans l’attaque de vendredi, sous prétexte qu’«Al-Qaïda se refuse à prendre pour cible des mosquées».
Vendredi, pendant la prière hebdomadaire de midi, deux kamikazes se sont fait exploser successivement à la mosquée Badr, dans le sud de Sanaa. Un autre attentat suicide a visé une mosquée du nord de la capitale quasiment au même moment.
Parmi les martyrs figure l’imam de la mosquée Badr et important responsable religieux d’Ansarullah, Al-Mourtada ben Zayd al-Muhatwari, selon une source médicale.
Une troisième attaque a eu lieu à Saada, bastion des Houthis dans le nord du pays, où un kamikaze s’est fait exploser devant une mosquée mais sans faire de victime, les forces de sécurité l’ayant empêché d’y pénétrer, selon une source proche du mouvement.
Guerre globale
Le mouvement Ansarullah a estimé que ce triple attentat s’inscrit dans le cadre de la guerre globale menée contre le peuple yéménite et sa révolution. Une guerre «au cours de laquelle les moyens les plus criminels et les plus sales sont utilisés, sans aucune considération pour les valeurs, les coutumes et les lois célestes et humaines», a-t-il estimé dans un communiqué.
S’adressant dans son message aux ambassades et aux partis politiques, le mouvement s’est dit convaincu que «ces actes criminels sont dictés par des agendas étrangers,
américains et régionaux, hostiles à la révolution et au peuple yéménite».«Les obstacles dressés aux négociations et le fait de torpiller le processus des négociations tout en prolongeant leur délai s’inscrit justement dans ces efforts déployés pour accorder du temps à ces éléments afin qu’ils arrangent leur situation. Ce qui pousse le pays vers le chaos et les combats internes, et menace la paix civile et la sécurité sociale», a aussi déploré le texte.
Et de souligner: «Tous ceux qui offrent des facilités à ces éléments, militairement, médiatiquement ou logistiquement sont leurs partenaires dans le crimes qu’ils commettent , si ce n’est aussi qu’ils distribuent les rôles pour nuire au peuple.
«Tout le monde sait très bien que ces éléments ont été amenés de l’extérieur du Yémen grâce au financement des forces régionales», a-t-il ajouté.
Le communiqué a également appelé à «à tout prix» à «une action sérieuse sur tous les niveaux: politique, sécuritaire et médiatique, pour faire face à ces éléments criminels».
Après les attaques, des dizaines de milliers de yéménites sont descendus dans les rues pour protester contre ces attentats terroristes et défier en même temps les extrémistes.
Source: divers et rédaction
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