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Irak: l’armée et les forces de mobilisation populaires entrent dans Tikrit

Irak: l’armée et les forces de mobilisation populaires entrent dans Tikrit
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Les forces irakiennes sont entrées dans Tikrit mercredi pour la première fois depuis la prise de cette ville en juin par «Daech», une défaite cuisante du groupe extrémiste.

Lancée il y a 10 jours, l’offensive des forces gouvernementales irakiennes pour reprendre Tikrit a pris un tour nouveau avec la percée des rangs extrémistes par le nord de la ville.Irak: l’armée et les forces de mobilisation populaires entrent dans Tikrit

Des soldats, des policiers et des membres des Unités de mobilisation populaire et des tribus locales hostiles à «Daech», ont repris le contrôle d’une bonne partie du quartier Qadisiyah, mais la suite s’annonce délicate, a d’ores et déjà prévenu un haut gradé sous le couvert de l’anonymat.

«Nous n’avons pas face à nous des combattants au sol mais un terrain piégé et des snipers», a-t-il ajouté, une technique rodée des extrémistes étant de truffer de bombes et autres engins explosifs les villes qu’ils s’apprêtent à quitter.

Un ex-chef de la CIA «mal à l’aise» de l’influence de l’Iran en Irak

Les forces irakiennes n’ont pas été aidées par la coalition internationale «anti-Daech», mise sur pied par les Etats-Unis, mais elles sont en revanche appuyées par l’Iran, qui soutient les forces irakiennes auxquelles «Téhéran aurait fourni artillerie, entraînement et certaines informations», selon le plus haut gradé américain, le général Martin Dempsey.

Dans ce contexte, le directeur de la CIA de 2006 à 2009, Michael Hayden, s'est dit mardi «mal à l'aise» de l’influence de l’Iran en Irak.

«Je suis mal à l'aise devant l'influence iranienne croissante en Irak. Je suis mal à l'aise de voir l'offensive contre Tikrit ressembler à une avance chiite dans une ville sunnite», a prétendu Hayden en marge d'une table-ronde à Washington sur les échanges internationaux de renseignement.

Or, l’armée irakienne a été appuyée par des volontaires chiites et sunnites dans son offensive «anti-Daech» à Tikrit.

Attentats suicide

Plus au sud, à 100 km de Bagdad, les extrémistes ont mené une attaque coordonnée à Ramadi, le chef-lieu de la province d’Al-Anbar où ils sont entrés il y a plus d’un an.

Sept kamikazes ont fait exploser leurs véhicules piégés à travers la ville, tuant au moins 10 personnes et faisant une trentaine de blessés, selon la police.

Parmi les assaillants se trouvaient un Belge, un extrémiste originaire du Caucase et un Marocain, selon des informations diffusées par des comptes «pro-Daech» sur les réseaux sociaux.

Plusieurs responsables ont affirmé que le nombre de véhicules impliqués dans l’attaque pourrait être encore plus élevé, tout en soulignant que le groupe extrémiste n’avait pas gagné de terrain dans Ramadi, partagée entre extrémistes et forces gouvernementales.

«Nos forces de sécurité étaient prêtes», a salué le gouverneur d’Al-Anbar, Sohaib al-Rawi, sur les réseaux sociaux.

Al-Anbar est une vaste province largement désertique mais stratégique pour «Daech» car frontalière de la Syrie.

Source: agences et rédaction

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