Nucléaire iranien: les négociations arrivent à l’heure de vérité
L’Iran et les grandes puissances concluent, cette semaine à Vienne, la négociation très difficile autour du programme nucléaire iranien. Dans le même contexte, le chef de la diplomatie omanaise, Youssef ben Alaoui, a effectué dimanche soir une visite éclair à Téhéran.
Après un an de discussions tous azimuts, c’est l’heure de vérité: les diplomates qui doivent se retrouver mardi ont jusqu’au 24 novembre, et pas au-delà, pour rapprocher leurs positions.
Fin 2013, Téhéran et le groupe «5+1» (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) sont convenus de négocier un accord qui garantirait enfin la
nature pacifique du programme iranien, en échange d’une levée des sanctions.
La discussion qui entre dans sa dernière ligne droite est, affirme le secrétaire d’État américain John Kerry, «la meilleure chance que nous ayons jamais eue de résoudre ce problème pacifiquement». Son échec serait «un scénario dangereux pour le monde entier», renchérit le négociateur iranien Abbas Araghchi.
La négociation a été menée tout au long de 2014, à Vienne et ailleurs. Elle arrive le 24 novembre à sa date limite.
Un éventuel accord ouvrirait la voie à une normalisation des relations entre l’Iran et l’Occident, et à de possibles coopérations, notamment avec Washington, face aux crises en Irak et en Syrie.
Visite éclair
Dans le même contexte, le chef de la diplomatie omanaise, Youssef ben Alaoui, a effectué dimanche soir une visite éclair à Téhéran, qui intervient peu après une séance de négociations nucléaires entre l'Iran et les grandes puissances dans le sultanat, ont rapporté lundi les médias.
Lors de ce voyage de quelques heures, M. Alaoui a rencontré son homologue, Mohammad Javad Zarif, et le président iranien Hassan Rohani. Aucune information n'a filtré sur le contenu des discussions.
Mascate, qui entretient de bonnes relations avec les Etats-Unis et l'Iran, avait accueilli la semaine dernière trois jours de discussions, d'abord bilatérales entre Washington et Téhéran sous l'égide de l'UE, puis entre les directeurs politiques de l'Iran et les «5+1».
A l'issue des discussions à Mascate, un haut responsable russe s'est montré «raisonnablement optimiste» sur la conclusion d'un accord.
«Questions importantes» en suspens
Mais conclure d’ici au 24 réclamera un grand effort, alors que «des questions importantes» restent à régler, rappelle le ministre français Laurent Fabius.
Les négociateurs, réunis sous la houlette de l’ex-représentante européenne Catherine Ashton, devront d’abord trancher la question des capacités d’enrichissement d’uranium que l’Iran pourrait conserver après un accord.
Les centrifugeuses en service dans les installations iraniennes sont au cœur de ce débat, car c’est le nombre et le type de ces machines qui permettent le mieux de déterminer «le temps qu’il faudrait à l’Iran pour se doter de la bombe».
Le réacteur à eau lourde d’Arak, un équipement qui pourrait produire du plutonium -l’autre voie d’accès à l’arme nucléaire à côté de l’uranium hautement enrichi - est l’une des autres questions-clé débattues, tout comme le régime d’inspections de l’ONU auquel l’Iran serait soumis après un accord, ou encore le rythme de la levée des sanctions.
Source: agences et rédaction
Après un an de discussions tous azimuts, c’est l’heure de vérité: les diplomates qui doivent se retrouver mardi ont jusqu’au 24 novembre, et pas au-delà, pour rapprocher leurs positions.
Fin 2013, Téhéran et le groupe «5+1» (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) sont convenus de négocier un accord qui garantirait enfin la
nature pacifique du programme iranien, en échange d’une levée des sanctions.La discussion qui entre dans sa dernière ligne droite est, affirme le secrétaire d’État américain John Kerry, «la meilleure chance que nous ayons jamais eue de résoudre ce problème pacifiquement». Son échec serait «un scénario dangereux pour le monde entier», renchérit le négociateur iranien Abbas Araghchi.
La négociation a été menée tout au long de 2014, à Vienne et ailleurs. Elle arrive le 24 novembre à sa date limite.
Un éventuel accord ouvrirait la voie à une normalisation des relations entre l’Iran et l’Occident, et à de possibles coopérations, notamment avec Washington, face aux crises en Irak et en Syrie.
Visite éclair
Dans le même contexte, le chef de la diplomatie omanaise, Youssef ben Alaoui, a effectué dimanche soir une visite éclair à Téhéran, qui intervient peu après une séance de négociations nucléaires entre l'Iran et les grandes puissances dans le sultanat, ont rapporté lundi les médias.
Lors de ce voyage de quelques heures, M. Alaoui a rencontré son homologue, Mohammad Javad Zarif, et le président iranien Hassan Rohani. Aucune information n'a filtré sur le contenu des discussions.
Mascate, qui entretient de bonnes relations avec les Etats-Unis et l'Iran, avait accueilli la semaine dernière trois jours de discussions, d'abord bilatérales entre Washington et Téhéran sous l'égide de l'UE, puis entre les directeurs politiques de l'Iran et les «5+1».
A l'issue des discussions à Mascate, un haut responsable russe s'est montré «raisonnablement optimiste» sur la conclusion d'un accord.
«Questions importantes» en suspens
Mais conclure d’ici au 24 réclamera un grand effort, alors que «des questions importantes» restent à régler, rappelle le ministre français Laurent Fabius.
Les négociateurs, réunis sous la houlette de l’ex-représentante européenne Catherine Ashton, devront d’abord trancher la question des capacités d’enrichissement d’uranium que l’Iran pourrait conserver après un accord.
Les centrifugeuses en service dans les installations iraniennes sont au cœur de ce débat, car c’est le nombre et le type de ces machines qui permettent le mieux de déterminer «le temps qu’il faudrait à l’Iran pour se doter de la bombe».
Le réacteur à eau lourde d’Arak, un équipement qui pourrait produire du plutonium -l’autre voie d’accès à l’arme nucléaire à côté de l’uranium hautement enrichi - est l’une des autres questions-clé débattues, tout comme le régime d’inspections de l’ONU auquel l’Iran serait soumis après un accord, ou encore le rythme de la levée des sanctions.
Source: agences et rédaction
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