RSF appelle à la libération de cyber-militants saoudiens
Reporters sans frontières (RSF) a appelé les autorités saoudiennes à abandonner les charges à l'encontre de dissidents emprisonnés pour leurs activités sur internet, dans un communiqué reçu vendredi 14 novembre par l'AFP.
La sentence la plus récente a été prononcée contre l'écrivain et militant de renom Mikhlif al-Chammari, un sunnite connu pour ses efforts destinés à améliorer les relations avec la minorité chiite du royaume, selon l'ONG basée à Paris.
Selon RSF, M. Chammari, poursuivi à plusieurs reprises par la justice, a été condamné le 3
novembre à deux ans de prison et 200 coups de fouet.
«Cette condamnation a lieu quelques semaines après sa convocation au département des services secrets où il avait reçu l'ordre du ministère de l'Intérieur de fermer son compte Twitter (@mikhlif) sous 48 heures. Il a 30 jours pour faire appel de cette décision», souligne RSF.
Cette ONG dénonce également l'arrestation de la militante des droits de l'Homme, Souad al-Chammari, accusée d' «insulte à l'islam».
Avocate, elle est co-fondatrice, avec un autre militant de la société civile, Raëf Badaoui, du site désormais fermé "Réseau libéral saoudien", qui critique l'establishment religieux dans le royaume ultra-conservateur.
Mme Chammari a été arrêtée le 28 octobre après avoir été interpellée pour des tweets jugés insultants pour l'islam et portant «atteinte à l'ordre public». Elle est actuellement dans une prison à Jeddah, affirme RSF.
M. Badaoui purge lui une peine de dix ans de prison prononcée début septembre pour «atteinte à l'islam». Il a en outre été condamné à 1.000 coups de fouet.
«Nous dénonçons la politique répressive du régime saoudien à l'encontre des voix dissidentes qui s'exerce de plus en plus sur Internet», a déclaré Virginie Dangles, adjointe à la directrice des programmes de Reporters sans frontières.
«Nous exhortons les autorités à revenir sur leur verdict, à libérer et abandonner toute poursuite judiciaire contre les net-citoyens et activistes des droits de l'Homme dont le droit à la liberté d'expression et d'information est bafoué».
L'Arabie saoudite figure à la 164ème place sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse. Le roi Abdallah a été désigné Prédateur de la liberté de la presse, et le pays listé Ennemi d'Internet.
Source : AFP
La sentence la plus récente a été prononcée contre l'écrivain et militant de renom Mikhlif al-Chammari, un sunnite connu pour ses efforts destinés à améliorer les relations avec la minorité chiite du royaume, selon l'ONG basée à Paris.
Selon RSF, M. Chammari, poursuivi à plusieurs reprises par la justice, a été condamné le 3
novembre à deux ans de prison et 200 coups de fouet.«Cette condamnation a lieu quelques semaines après sa convocation au département des services secrets où il avait reçu l'ordre du ministère de l'Intérieur de fermer son compte Twitter (@mikhlif) sous 48 heures. Il a 30 jours pour faire appel de cette décision», souligne RSF.
Cette ONG dénonce également l'arrestation de la militante des droits de l'Homme, Souad al-Chammari, accusée d' «insulte à l'islam».
Avocate, elle est co-fondatrice, avec un autre militant de la société civile, Raëf Badaoui, du site désormais fermé "Réseau libéral saoudien", qui critique l'establishment religieux dans le royaume ultra-conservateur.
Mme Chammari a été arrêtée le 28 octobre après avoir été interpellée pour des tweets jugés insultants pour l'islam et portant «atteinte à l'ordre public». Elle est actuellement dans une prison à Jeddah, affirme RSF.
M. Badaoui purge lui une peine de dix ans de prison prononcée début septembre pour «atteinte à l'islam». Il a en outre été condamné à 1.000 coups de fouet.
«Nous dénonçons la politique répressive du régime saoudien à l'encontre des voix dissidentes qui s'exerce de plus en plus sur Internet», a déclaré Virginie Dangles, adjointe à la directrice des programmes de Reporters sans frontières.
«Nous exhortons les autorités à revenir sur leur verdict, à libérer et abandonner toute poursuite judiciaire contre les net-citoyens et activistes des droits de l'Homme dont le droit à la liberté d'expression et d'information est bafoué».
L'Arabie saoudite figure à la 164ème place sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse. Le roi Abdallah a été désigné Prédateur de la liberté de la presse, et le pays listé Ennemi d'Internet.
Source : AFP
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