Russie et Etats-Unis vont collaborer dans la lutte contre «Daech»
En dépit de leur différend sur la question ukrainienne, Etats-Unis et Russie sont convenus de collaborer dans la lutte contre les combattants du soi-disant «Etat islamique» (EI ou Daech).
Sergueï Lavrov et John kerry, respectivement chefs de la diplomatie russe et américaine, se rencontraient à Paris, mardi 14 octobre, et ont, à cette occasion, annoncé la volonté de leurs pays de partager des renseignements sur le groupe terroriste.
«Nous admettons tous deux la nécessité de détruire et de défaire l'EIIL», a souligné le chef de la
diplomatie américaine, utilisant l'acronyme initial de «l'Etat islamique». «Nul pays décent, par définition, ne peut apporter son soutien aux horreurs qui ont été commises par l'EIIL, et nul pays civilisé ne peut se soustraire à sa responsabilité de s'y opposer et de participer à l'effort pour éradiquer cette maladie», a ajouté Kerry.
De son côté, le ministre russe des Affaires étrangères a indiqué que «la Russie et les Etats-Unis peuvent coopérer d'une manière plus efficace dans le règlement des problèmes internationaux, notamment dans la lutte contre le terrorisme et contre le virus Ebola».
«La Russie et les Etats-Unis jouent un rôle spécial dans les efforts internationaux visant à régler les problèmes qui concernent tous les peuples et tous les Etats. Et nous pouvons coopérer d'une manière plus efficace dans certains domaines en vue d'augmenter l'efficacité des efforts internationaux», a souligné M.Lavrov.
«Il s'agit avant tout de la lutte contre le terrorisme qui devient la menace principale au Proche-Orient et dans le nord de l'Afrique. Le second problème est la lutte contre la fièvre à virus Ebola», a-t-il ajouté.
Cette rencontre entre les deux chefs de diplomatie est un prélude à celle de vendredi à Milan où se retrouveront le président russe Vladimir Poutine et son homologue ukrainien Piotr Porochenko pour un sommet avec des dirigeants européens.
Pas question de la coalition
Il n'a cependant pas été question que la Russie s'associe à la coalition militaire que les Etats-Unis ont mise sur pied, et dont les chefs militaires étaient parallèlement réunis mardi sur la base aérienne Andrews, près de Washington.
Moscou soupçonne l'administration Obama de rechercher au final la chute du régime syrien de Bachar Al-Assad et argue que les frappes aériennes menées en Syrie devraient être autorisées par le gouvernement syrien et par les Nations unies.
Mais dans la lutte contre l'Etat islamique, les Etats-Unis et la Russie ont des préoccupations communes, à commencer par la présence dans les rangs des extrémistes de combattants étrangers susceptibles, une fois revenus dans leur pays et aguerris par leur séjour en Syrie, de mener des attentats. D'après John Kerry, Sergueï Lavrov a indiqué que jusqu'à 500 combattants venus de Russie se battraient dans les rangs de «Daech».
Source : agences et rédaction
Sergueï Lavrov et John kerry, respectivement chefs de la diplomatie russe et américaine, se rencontraient à Paris, mardi 14 octobre, et ont, à cette occasion, annoncé la volonté de leurs pays de partager des renseignements sur le groupe terroriste.
«Nous admettons tous deux la nécessité de détruire et de défaire l'EIIL», a souligné le chef de la
diplomatie américaine, utilisant l'acronyme initial de «l'Etat islamique». «Nul pays décent, par définition, ne peut apporter son soutien aux horreurs qui ont été commises par l'EIIL, et nul pays civilisé ne peut se soustraire à sa responsabilité de s'y opposer et de participer à l'effort pour éradiquer cette maladie», a ajouté Kerry.De son côté, le ministre russe des Affaires étrangères a indiqué que «la Russie et les Etats-Unis peuvent coopérer d'une manière plus efficace dans le règlement des problèmes internationaux, notamment dans la lutte contre le terrorisme et contre le virus Ebola».
«La Russie et les Etats-Unis jouent un rôle spécial dans les efforts internationaux visant à régler les problèmes qui concernent tous les peuples et tous les Etats. Et nous pouvons coopérer d'une manière plus efficace dans certains domaines en vue d'augmenter l'efficacité des efforts internationaux», a souligné M.Lavrov.
«Il s'agit avant tout de la lutte contre le terrorisme qui devient la menace principale au Proche-Orient et dans le nord de l'Afrique. Le second problème est la lutte contre la fièvre à virus Ebola», a-t-il ajouté.
Cette rencontre entre les deux chefs de diplomatie est un prélude à celle de vendredi à Milan où se retrouveront le président russe Vladimir Poutine et son homologue ukrainien Piotr Porochenko pour un sommet avec des dirigeants européens.
Pas question de la coalition
Il n'a cependant pas été question que la Russie s'associe à la coalition militaire que les Etats-Unis ont mise sur pied, et dont les chefs militaires étaient parallèlement réunis mardi sur la base aérienne Andrews, près de Washington.
Moscou soupçonne l'administration Obama de rechercher au final la chute du régime syrien de Bachar Al-Assad et argue que les frappes aériennes menées en Syrie devraient être autorisées par le gouvernement syrien et par les Nations unies.
Mais dans la lutte contre l'Etat islamique, les Etats-Unis et la Russie ont des préoccupations communes, à commencer par la présence dans les rangs des extrémistes de combattants étrangers susceptibles, une fois revenus dans leur pays et aguerris par leur séjour en Syrie, de mener des attentats. D'après John Kerry, Sergueï Lavrov a indiqué que jusqu'à 500 combattants venus de Russie se battraient dans les rangs de «Daech».
Source : agences et rédaction