Yémen: attentat-suicide quelques heures après la démission du premier ministre
Quelques heures après la démission du premier ministre yéménite, un attentat-suicide a eu lieu dans le centre de la capitale, Sanaa, faisant au moins une quarantaine de martyrs, selon des sources médicales, et des dizaines de blessés.
Selon les premières informations recueillies par les agences de presse, un homme portant une
ceinture d'explosifs s'est approché d'un barrage tenu par des houthis qui s'opposent au pouvoir central et contrôlent une partie de la capitale.
«Il s'est ensuite fait exploser au milieu du personnel de sécurité et des simples passants», a affirmé un policier à l'agence Reuters. Cet attentat n'a pas été revendiqué mais semble porter la marque d'Al-Qaida dans la péninsule arabique (AQPA). Une source de sécurité yéménite citée par l'AFP parle d'au moins une vingtaine de morts.
«Réserver l'unité nationale»
L'attentat s'est produit alors que des houthis se préparaient à manifester sur la place Tahrir où a eu lieu l'explosion, probablement pour célébrer la démission du premier ministre, Ahmed Awad Mubarak.
Le chef de l'Etat, Abd Rabbo Mansour Hadi, venait d'accepter la demande de M. Moubarak «d'être relevé» de sa mission de formation d'un nouveau gouvernement. Dans une lettre, le premier ministre explique vouloir «préserver l'unité nationale et protéger le pays contre les divisions». Sa nomination n'avait jamais été acceptée par les rebelles houthis.
Le président yéménite avait nommé M. Mubarak selon les termes prévus par l'accord de trêve signé le 21 septembre, jour de la prise de Sanaa par les rebelles. Selon le texte, un chef du gouvernement neutre devait être nommé en échange d'un retrait des houthis de la capitale yéménite puis de leur désarmement afin de reprendre un processus de transition politique.
Mais les houthis ont rapidement contesté cette désignation, considérant qu'elle était loin «d'exprimer la volonté du peuple» et reflétait celle de l'étranger, en allusion au rôle, selon eux, de Washington et Riyad dans le choix de ce technocrate de 46 ans pour diriger le gouvernement.
Source : agences
Selon les premières informations recueillies par les agences de presse, un homme portant une
ceinture d'explosifs s'est approché d'un barrage tenu par des houthis qui s'opposent au pouvoir central et contrôlent une partie de la capitale.«Il s'est ensuite fait exploser au milieu du personnel de sécurité et des simples passants», a affirmé un policier à l'agence Reuters. Cet attentat n'a pas été revendiqué mais semble porter la marque d'Al-Qaida dans la péninsule arabique (AQPA). Une source de sécurité yéménite citée par l'AFP parle d'au moins une vingtaine de morts.
«Réserver l'unité nationale»
L'attentat s'est produit alors que des houthis se préparaient à manifester sur la place Tahrir où a eu lieu l'explosion, probablement pour célébrer la démission du premier ministre, Ahmed Awad Mubarak.
Le chef de l'Etat, Abd Rabbo Mansour Hadi, venait d'accepter la demande de M. Moubarak «d'être relevé» de sa mission de formation d'un nouveau gouvernement. Dans une lettre, le premier ministre explique vouloir «préserver l'unité nationale et protéger le pays contre les divisions». Sa nomination n'avait jamais été acceptée par les rebelles houthis.
Le président yéménite avait nommé M. Mubarak selon les termes prévus par l'accord de trêve signé le 21 septembre, jour de la prise de Sanaa par les rebelles. Selon le texte, un chef du gouvernement neutre devait être nommé en échange d'un retrait des houthis de la capitale yéménite puis de leur désarmement afin de reprendre un processus de transition politique.
Mais les houthis ont rapidement contesté cette désignation, considérant qu'elle était loin «d'exprimer la volonté du peuple» et reflétait celle de l'étranger, en allusion au rôle, selon eux, de Washington et Riyad dans le choix de ce technocrate de 46 ans pour diriger le gouvernement.
Source : agences