La "Déclaration de Damas" à l’agonie: Des partis et des personnalités s’apprêtent à annoncer leur retrait
Nidal Hamade – Paris
(Traduit)
L’épidémie d’effondrements se répand toujours, infectant ceux qui parient sur une invasion américaine du monde arabe et islamique…
C'est la "Déclaration de Damas" qui en semble atteinte cette fois-ci. Selon l'un de ses fondateurs, le premier à en démissionner après un an de sa fondation, la déclaration de Damas "agonise".
Dans le même contexte, le journal "Al-Intiqad" a appris d'après des sources bien informées, que la "Déclaration de Damas" se limitera désormais aux sympathisants des Etats-Unis, en face de ce qu'ils appellent "l'alliance syro-iranienne contre la paix".
Les sources ajoutent que certains partis politiques ainsi que des figures connues dans le domaine social et celui des droits de l'homme se préparent à annoncer leur retrait définitif de la «Déclaration», dès la libération d'un certain nombre de personnalités qui en font partie, après la fin de leur peine de prison dans les semaines prochaines.
Selon les mêmes sources, des personnalités connues comme le porte-parole de la Commission arabe des droits de l'homme M. Haytham Manna'a, le professeur à la Sorbonne, M. Borhan Ghalioun, ainsi que le journaliste et fondateur des comités de renaissance de la société civile Michel Kilo, ont annoncé plusieurs fois leur irrésponsabilité politique et morale de toute action prise par la direction de la "Déclaration de Damas".
Ces sources révèlent que le Parti de l'union socialiste démocratique arabe, le parti de travail communiste et le parti Baas socialiste démocratique, (partis politiques nationaux non-religieux dans l’opposition), ont préparé un document politique qui déclare leur retrait définitif de la Déclaration. Sachant que ces partis avaient gelé leur adhésion à la déclaration, après la conférence de Décembre 2007, qui a écarté des figures nationales en faveur des partisans de la politique américaine dans la région.
Aujourd'hui la "Déclaration de Damas" ne renferme dans ses rangs que le "Parti du peuple" (Riad al-Turk), quelques socialistes arabes (les partisans d’Akram Hourani), des partis kurdes et des personnalités indépendantes, alors que le groupe des Frères musulmans s'est déjà retiré du Front de Salut, et a gelé son activité dans l'opposition, sans exprimer une position claire à propos de la "Déclaration de Damas".
« Al-Intiqad » a également appris que les brouillons des déclarations de retrait seront publiés en Juin prochain, date prévue de la libération des derniers prisonniers appartenant à la déclaration, qui subissent une peine de deux ans et demi pour collaboration avec l'étranger et complot contre la sûreté de l'Etat et le prestige de la nation.
Selon des informations publiées par "Al-Intiqad", la mise en œuvre des dispositions prendra fin au cours du mois de mai prochain pour la plupart des détenus, sauf Fidaa Hourani qui sera libérée en Juin, et un autre détenu, dont le procès est retardé, qui terminera sa peine durant l'été.
Les mêmes sources ont déclaré que les conflits se sont déclenchés après que les partis nationaux se soient rendu compte du financement américain par l’intermédiaire de la télévision Barada, ainsi que des faux centres d’étude.
Une autre cause s'ajoute, celle de la réclamation en public de ces parties syro-américaines d'un "Commonwealth" joignant les pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, au sein duquel les identités collectives traditionnelles, qu’elles soient nationalistes, religieuses ou linguistiques, deviennent source de richesse et de prospérité, au lieu de la discorde et de la désintégration, formant ainsi un nouveau moyen de normalisation et de construction d'un Moyen-Orient géré par "Israël", comme ont cité les parties pro-américaines dans leur agenda.
Au même sujet, les sources ont ajouté que douze personnalités syriennes anti-régime sont financées par une association américaine pro-israélienne nommée "Sarwa", comptant parmi ses membres: Ammar Abdulhamid (qui accompagné de Mamoun al-Homsi, a rencontré George W. Bush pour demander son intervention en Syrie) et le néo-conservateur américain Joshua Muravchik (qui appelle toujours à attaquer Damas et Téhéran afin de changer leurs régimes)....
"La Déclaration de Damas ne renferme plus dans ses rangs des personnalités de poids. Les membres du Parti du Peuple ayant démissionné, citons Florence Ghezlan, la déclaration est aujord'hui représentée, en Grande Bretagne par Anas al Abdeh, et son adjoint Oussama Mounjid qui a visité le Pentagone en plein conflit syro-américain, et aux Etats-Unis par Ammar Abdul Hamid, et son adjoint Radwan Zyadeh, proche des néo-conservateurs et du lobby israélien aux Etats-Unis!.