L’EIIL annonce l’établissement d’un «califat islamique»
Les extrémistes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL), engagés dans le combat en Irak et en Syrie, ont annoncé dimanche l'établissement d'un «califat islamique» dans les régions conquises dans ces deux pays, faisant fi des frontières.
Dans un enregistrement audio diffusé sur internet, l'EIIL, qui se fait désormais appeler «État islamique» pour supprimer toute référence géographique, a désigné son chef Abou Bakr Al-Baghdadi comme «calife» et donc «chef des musulmans partout» dans le monde.
Dans l'enregistrement, Abou Mohammad al-Adnani, porte-parole de l'EIIL, explique que le califat
s'étendra d'Alep (nord de la Syrie) à Diyala (est de l'Irak), soit sur les régions conquises par ce groupe dans ces deux pays.
«Musulmans (...) rejetez la démocratie, la laïcité, le nationalisme et les autres ordures de l'Occident. Revenez à votre religion», a-t-il lancé.
L'annonce de ce califat «est le développement le plus important dans le djihad international depuis le 11 Septembre» 2011, a affirmé Charles Lister, chercheur associé à Brookings Doha, en référence aux attentats d'Al-Qaïda aux États-Unis.
«Cela pourrait marquer la naissance d'une nouvelle ère de djihadisme transnational (...) et cela pose un véritable danger à Al-Qaïda et à son leadership», ajoute cet expert, selon qui l'EIIL, qui a des partisans dans de nombreux pays, est également la formation extrémiste la plus riche.
«Nettement plus de danger»
En Syrie, l'EIIL a fait de Raqa (nord) une «capitale» et contrôle une grande partie de la province de Deir Ezzor (est), ainsi que des positions dans celle d'Alep (nord).
En Irak, où il bénéficie du soutien d'ex-officiers de Saddam Hussein, de groupes extrémistes et de certaines tribus, le groupe est implanté depuis janvier dans la province d'Al-Anbar (ouest) et a mis la main en juin sur Mossoul, deuxième ville du pays, une grande partie de sa province Ninive (nord), ainsi que des secteurs des provinces de Diyala (est), Salaheddine et Kirkouk (ouest).
Source : AFP et rédaction
Dans un enregistrement audio diffusé sur internet, l'EIIL, qui se fait désormais appeler «État islamique» pour supprimer toute référence géographique, a désigné son chef Abou Bakr Al-Baghdadi comme «calife» et donc «chef des musulmans partout» dans le monde.
Dans l'enregistrement, Abou Mohammad al-Adnani, porte-parole de l'EIIL, explique que le califat
s'étendra d'Alep (nord de la Syrie) à Diyala (est de l'Irak), soit sur les régions conquises par ce groupe dans ces deux pays.«Musulmans (...) rejetez la démocratie, la laïcité, le nationalisme et les autres ordures de l'Occident. Revenez à votre religion», a-t-il lancé.
L'annonce de ce califat «est le développement le plus important dans le djihad international depuis le 11 Septembre» 2011, a affirmé Charles Lister, chercheur associé à Brookings Doha, en référence aux attentats d'Al-Qaïda aux États-Unis.
«Cela pourrait marquer la naissance d'une nouvelle ère de djihadisme transnational (...) et cela pose un véritable danger à Al-Qaïda et à son leadership», ajoute cet expert, selon qui l'EIIL, qui a des partisans dans de nombreux pays, est également la formation extrémiste la plus riche.
«Nettement plus de danger»
En Syrie, l'EIIL a fait de Raqa (nord) une «capitale» et contrôle une grande partie de la province de Deir Ezzor (est), ainsi que des positions dans celle d'Alep (nord).
En Irak, où il bénéficie du soutien d'ex-officiers de Saddam Hussein, de groupes extrémistes et de certaines tribus, le groupe est implanté depuis janvier dans la province d'Al-Anbar (ouest) et a mis la main en juin sur Mossoul, deuxième ville du pays, une grande partie de sa province Ninive (nord), ainsi que des secteurs des provinces de Diyala (est), Salaheddine et Kirkouk (ouest).
Source : AFP et rédaction
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