L’Arabie espionne ses dissidents à Qatif, selon HWR
Human Rights Watch (HRW) a soupçonné l'Arabie saoudite de recourir à des logiciels spécialisés lui permettant d'espionner ses dissidents et notamment leurs téléphones portables.
Dans un communiqué publié vendredi, l'ONG révèle que «des chercheurs indépendants en sécurité ont identifié dans un rapport le 24 juin 2014 des logiciels de surveillance fabriqués par la firme italienne Hacking Team, qui semblent cibler des personnes à Qatif», une localité à la pointe de la contestation dans l'Est saoudien, région à majorité chiite.
«Nous avons relevé comment les autorités saoudiennes mettent la pression de façon
systématique sur les internautes qui utilisent les réseaux sociaux pour dénoncer les violations des droits de l'Homme» dans le royaume, explique Cynthia Wong, chercheuse à HRW citée dans le communiqué.
Elle ajoute qu'«il semble que les autorités peuvent maintenant pirater des téléphones mobiles (...) pour intimider et faire taire les voix indépendantes».
HRW indique que des chercheurs en sécurité du Citizen Lab de Toronto ont identifié une version «malveillante» d'une application fournissant un accès aux informations liées à Qatif et qui, si elle est installée sur un téléphone mobile, l'infecte avec des logiciels d'espionnage créés par Hacking Team, qui ne vend ses produits qu'à des gouvernements.
Le logiciel-espion permet de voir l'historique des appels téléphoniques, des SMS, des contacts et des courriels, indique l'organisation, ajoutant qu'il permet aussi aux autorités de prendre des photos ou d'enregistrer des conversations à l'insu du propriétaire du téléphone.
L'Arabie saoudite est la scène des manifestations depuis janvier 2011, notamment dans la province orientale du royaume, où les citoyens plaignent de discrimination. Les autorités saoudiennes ont commis diverses violations des droits humains, notamment le recours à la force meurtrière contre les manifestants pacifiques, l'arrestation et la détention arbitraire de militants , ainsi que l'engagement de poursuites judiciaires contre des personnes qui tâchaient d'exercer leur droit à la liberté d'expression ou leur droit de rassemblement pacifique.
Source : AFP et rédaction
Dans un communiqué publié vendredi, l'ONG révèle que «des chercheurs indépendants en sécurité ont identifié dans un rapport le 24 juin 2014 des logiciels de surveillance fabriqués par la firme italienne Hacking Team, qui semblent cibler des personnes à Qatif», une localité à la pointe de la contestation dans l'Est saoudien, région à majorité chiite.
«Nous avons relevé comment les autorités saoudiennes mettent la pression de façon
systématique sur les internautes qui utilisent les réseaux sociaux pour dénoncer les violations des droits de l'Homme» dans le royaume, explique Cynthia Wong, chercheuse à HRW citée dans le communiqué.Elle ajoute qu'«il semble que les autorités peuvent maintenant pirater des téléphones mobiles (...) pour intimider et faire taire les voix indépendantes».
HRW indique que des chercheurs en sécurité du Citizen Lab de Toronto ont identifié une version «malveillante» d'une application fournissant un accès aux informations liées à Qatif et qui, si elle est installée sur un téléphone mobile, l'infecte avec des logiciels d'espionnage créés par Hacking Team, qui ne vend ses produits qu'à des gouvernements.
Le logiciel-espion permet de voir l'historique des appels téléphoniques, des SMS, des contacts et des courriels, indique l'organisation, ajoutant qu'il permet aussi aux autorités de prendre des photos ou d'enregistrer des conversations à l'insu du propriétaire du téléphone.
L'Arabie saoudite est la scène des manifestations depuis janvier 2011, notamment dans la province orientale du royaume, où les citoyens plaignent de discrimination. Les autorités saoudiennes ont commis diverses violations des droits humains, notamment le recours à la force meurtrière contre les manifestants pacifiques, l'arrestation et la détention arbitraire de militants , ainsi que l'engagement de poursuites judiciaires contre des personnes qui tâchaient d'exercer leur droit à la liberté d'expression ou leur droit de rassemblement pacifique.
Source : AFP et rédaction
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