Kerry promet un soutien «intensif et soutenu» à l’Irak face aux extrémistes
L’Otan entame mardi une réunion où la situation en Irak devrait être largement abordée, au lendemain du soutien «intensif» promis par le secrétaire d’Etat américain John Kerry à Bagdad face à la «menace existentielle» de l’offensive d’extrémistes.
John Kerry est arrivé mardi matin dans la région autonome du Kurdistan irakien, il devait rencontrer les dirigeants des trois provinces du Kurdistan (nord), au lendemain d’entretiens à Bagdad avec le Premier ministre Nouri al-Maliki et d’autres responsables politiques et religieux irakiens. Il a promis lundi un soutien «intensif et soutenu» à l’Irak face à la «menace existentielle» que représente l’offensive des extrémistes de «l’Etat islamique en Irak et au Levant» (EIIL).
La réunion de deux jours des ministres des Affaires étrangères des pays de l’Otan doit
débuter mardi en soirée à Bruxelles, un jour après la visite à Bagdad de M. Kerry.
Le chef de la diplomatie américaine a réclamé aux dirigeants irakiens de mettre de côté leurs différends confessionnels et politiques et de gouverner d’une seule main pour faire échec ensemble à l’offensive extrémiste.
«L’Irak fait face à une menace existentielle et les dirigeants irakiens doivent répondre à cette menace», a déclaré M. Kerry lors d’une conférence de presse à l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad, après des entretiens avec M. Maliki.
Et de poursuivre: «C’est un moment critique pour l’avenir de l’Irak et un moment d’extrême urgence. C’est le moment pour les dirigeants d’Irak de prendre des décisions».
M. Kerry, qui devait s’envoler après Bagdad pour Bruxelles et Paris, a assuré que le soutien américain à l’Irak «sera intensif et soutenu», avant d’ajouter: «si les leaders irakiens prennent les mesures nécessaires pour rassembler le pays», il sera plus «efficace».
Le président Barack Obama a annoncé la semaine dernière l’envoi de conseillers militaires, à qui l’Irak a promis une couverture juridique, pour aider l’armée, mais a exclu dans l’immédiat des frappes aériennes comme le voulait Bagdad.
Débordement sur la Jordanie?
Sur le terrain, les extrémistes de «l’EIIL» ont tué des centaines de soldats et des centaines de civils, selon un premier bilan officiel de l’offensive fourni par Qassem Atta, un porte-parole de M. Maliki.
«Des centaines de soldats ont été décapités, pendus à Salaheddine, Ninive, Diyala,
Kirkouk et les zones où se trouvent les terroristes de l’EIIL», a-t-il précisé.
Lundi, au sud de Bagdad, 69 détenus et un policier ont été tués dans un assaut lancé par des terroristes contre un convoi transportant des prisonniers, selon des sources policières.
Au moins cinq membres des forces kurdes (peshmergas) ont été en outre tués lundi à Ninive et six membres d’une même famille abattus dans leur maison à Bagdad.
Alors que la communauté internationale est alarmée par la situation chaotique en Irak, la Jordanie a renforcé la sécurité à sa frontière avec ce pays.
Barack Obama lui-même avait prévenu que «l’EIIL» pouvait «aussi bien déborder sur des pays alliés comme la Jordanie».
Source: agences et rédaction
John Kerry est arrivé mardi matin dans la région autonome du Kurdistan irakien, il devait rencontrer les dirigeants des trois provinces du Kurdistan (nord), au lendemain d’entretiens à Bagdad avec le Premier ministre Nouri al-Maliki et d’autres responsables politiques et religieux irakiens. Il a promis lundi un soutien «intensif et soutenu» à l’Irak face à la «menace existentielle» que représente l’offensive des extrémistes de «l’Etat islamique en Irak et au Levant» (EIIL).
La réunion de deux jours des ministres des Affaires étrangères des pays de l’Otan doit
débuter mardi en soirée à Bruxelles, un jour après la visite à Bagdad de M. Kerry.Le chef de la diplomatie américaine a réclamé aux dirigeants irakiens de mettre de côté leurs différends confessionnels et politiques et de gouverner d’une seule main pour faire échec ensemble à l’offensive extrémiste.
«L’Irak fait face à une menace existentielle et les dirigeants irakiens doivent répondre à cette menace», a déclaré M. Kerry lors d’une conférence de presse à l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad, après des entretiens avec M. Maliki.
Et de poursuivre: «C’est un moment critique pour l’avenir de l’Irak et un moment d’extrême urgence. C’est le moment pour les dirigeants d’Irak de prendre des décisions».
M. Kerry, qui devait s’envoler après Bagdad pour Bruxelles et Paris, a assuré que le soutien américain à l’Irak «sera intensif et soutenu», avant d’ajouter: «si les leaders irakiens prennent les mesures nécessaires pour rassembler le pays», il sera plus «efficace».
Le président Barack Obama a annoncé la semaine dernière l’envoi de conseillers militaires, à qui l’Irak a promis une couverture juridique, pour aider l’armée, mais a exclu dans l’immédiat des frappes aériennes comme le voulait Bagdad.
Débordement sur la Jordanie?
Sur le terrain, les extrémistes de «l’EIIL» ont tué des centaines de soldats et des centaines de civils, selon un premier bilan officiel de l’offensive fourni par Qassem Atta, un porte-parole de M. Maliki.
«Des centaines de soldats ont été décapités, pendus à Salaheddine, Ninive, Diyala,
Kirkouk et les zones où se trouvent les terroristes de l’EIIL», a-t-il précisé.Lundi, au sud de Bagdad, 69 détenus et un policier ont été tués dans un assaut lancé par des terroristes contre un convoi transportant des prisonniers, selon des sources policières.
Au moins cinq membres des forces kurdes (peshmergas) ont été en outre tués lundi à Ninive et six membres d’une même famille abattus dans leur maison à Bagdad.
Alors que la communauté internationale est alarmée par la situation chaotique en Irak, la Jordanie a renforcé la sécurité à sa frontière avec ce pays.
Barack Obama lui-même avait prévenu que «l’EIIL» pouvait «aussi bien déborder sur des pays alliés comme la Jordanie».
Source: agences et rédaction
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