Le pétrole du Kurdistan irakien vers «Israël»
Un pétrolier transportant du pétrole brut du Kurdistan irakien a accosté dans le port d’Ashkelon en Palestine occupée par «Israël» tôt ce vendredi matin.
Le pétrolier SCF ALTAI n’est pas venu immédiatement du port tuc de Ceyhan à travers lequel le pétrole transporté du Kurdistan est exporté.
Au début de la semaine, au large de Malte, le tanker United Emblem transfère son pétrole brut dans les cuves du tanker Altaï. Celui-ci a ensuite traversé la Méditerranée vers l'est avant de se mettre à quai vendredi dans le port d'Ashkelon. Pourquoi ce tour de passe-passe, d'un tanker à l'autre? «Cela permet de rendre la transaction plus
opaque, plus difficile à attaquer judiciairement», estime Patrick Osgood, le chef du bureau kurde d'Iraqi Oil Report.
Car ce pétrole fait l'objet d'une querelle intense entre le gouvernement central irakien, basé à Bagdad, et le GRK, le gouvernement régional du Kurdistan, basé à Erbil.
Le gouvernement de Bagdad affirme que les accords pétroliers indépendants tenus par le gouvernement régional du Kurdistan en Irak sont illégaux.
Querelle
Selon l'article 112, «le gouvernement fédéral administrera le pétrole et le gaz extraits des champs existants en coopération avec les gouvernements des régions et provinces productrices à condition que les revenus soient distribués de manière juste et compatible avec la distribution démographique du pays.» Tout le problème vient de la définition des «champs existants». Pour Bagdad, il s'agit des champs de pétrole sur tout le territoire irakien. Une compensation existe en fonction des provinces: ainsi, le gouvernement du Kurdistan devrait toucher 17% des revenus du pétrole.
La ligne kurde est la suivante: les «champs existants» concerneraient les champs en exploitation au moment de la rédaction de la Constitution. Les champs de pétrole découverts après appartiennent, selon eux, aux provinces dans lesquelles ils sont trouvés.
L'Irak a à maintes reprises mis en garde contre le trafic de pétrole de la part du Kurdistan irakien qui entretient de bonnes relations avec l’entité sioniste.
Le 17 mai dernier, au moins quatre livraisons du pétrole brut du Kurdistan ont accosté aux ports israéliens ainsi qu’à Huston aux Etats-Unis, a rapporté Reuters. Sachant que deux autres convois du pétrole du Kurdistan avaient été exportés l'été dernier vers «Israël».
Le Kurdistan a signé des dizaines de contrats pétroliers avec des compagnies étrangères sans l'approbation de Bagdad.
Les relations entre Bagdad et les autorités du Kurdistan sont au plus bas en raison de différends notamment sur le dossier stratégique des hydrocarbures.
Source: agences et rédaction
Le pétrolier SCF ALTAI n’est pas venu immédiatement du port tuc de Ceyhan à travers lequel le pétrole transporté du Kurdistan est exporté.
Au début de la semaine, au large de Malte, le tanker United Emblem transfère son pétrole brut dans les cuves du tanker Altaï. Celui-ci a ensuite traversé la Méditerranée vers l'est avant de se mettre à quai vendredi dans le port d'Ashkelon. Pourquoi ce tour de passe-passe, d'un tanker à l'autre? «Cela permet de rendre la transaction plus
opaque, plus difficile à attaquer judiciairement», estime Patrick Osgood, le chef du bureau kurde d'Iraqi Oil Report.Car ce pétrole fait l'objet d'une querelle intense entre le gouvernement central irakien, basé à Bagdad, et le GRK, le gouvernement régional du Kurdistan, basé à Erbil.
Le gouvernement de Bagdad affirme que les accords pétroliers indépendants tenus par le gouvernement régional du Kurdistan en Irak sont illégaux.
Querelle
Selon l'article 112, «le gouvernement fédéral administrera le pétrole et le gaz extraits des champs existants en coopération avec les gouvernements des régions et provinces productrices à condition que les revenus soient distribués de manière juste et compatible avec la distribution démographique du pays.» Tout le problème vient de la définition des «champs existants». Pour Bagdad, il s'agit des champs de pétrole sur tout le territoire irakien. Une compensation existe en fonction des provinces: ainsi, le gouvernement du Kurdistan devrait toucher 17% des revenus du pétrole.
La ligne kurde est la suivante: les «champs existants» concerneraient les champs en exploitation au moment de la rédaction de la Constitution. Les champs de pétrole découverts après appartiennent, selon eux, aux provinces dans lesquelles ils sont trouvés.
L'Irak a à maintes reprises mis en garde contre le trafic de pétrole de la part du Kurdistan irakien qui entretient de bonnes relations avec l’entité sioniste.
Le 17 mai dernier, au moins quatre livraisons du pétrole brut du Kurdistan ont accosté aux ports israéliens ainsi qu’à Huston aux Etats-Unis, a rapporté Reuters. Sachant que deux autres convois du pétrole du Kurdistan avaient été exportés l'été dernier vers «Israël».
Le Kurdistan a signé des dizaines de contrats pétroliers avec des compagnies étrangères sans l'approbation de Bagdad.
Les relations entre Bagdad et les autorités du Kurdistan sont au plus bas en raison de différends notamment sur le dossier stratégique des hydrocarbures.
Source: agences et rédaction
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