Les forces irakiennes s’apprêtent à mener une opération d’envergure à Mossoul
Les forces irakiennes s'apprêtent à mener une opération d'envergure à Mossoul, contrôlé depuis mardi par l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL). Les blindés transportant des forces spéciales et des équipements militaires sont partis, sur l'ordre du ministère de la Défense et du commandement en chef des forces armées, vers la ville.
Mardi, les miliciens de l'EIIL se sont emparés de la deuxième ville du pays, Mossoul, et de sa province Ninive. Ils ont pris également le contrôle de six secteurs de la province de Kirkouk.
Prise de la plus grande raffinerie d'Irak
L'EIIL progresse dans la ville pétrolière de Baïji, où ils ont incendié un tribunal et un poste de
police, rapportent mercredi des responsables de la sécurité. Baïji, ville située à mi-chemin de Bagdad et Mossoul, abrite une raffinerie, la plus grande d'Irak, qui fournit des produits pétroliers à la plupart des provinces du pays.
Patrouilles de l'EIIL à Mossoul
Mercredi matin, les extrémistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) patrouillent dans la deuxième ville d'Irak. Selon des témoins, ils sillonnent la ville à bord de véhicules et appellent au moyen de haut-parleurs les fonctionnaires à rejoindre leur poste. Vêtus d'uniformes militaires pour certains ou de tenues noires pour d'autres, les miliciens de l'EIIL, qui opèrent à visage découvert, ont pris également position au siège du conseil provincial. Ils se sont positionnés dans la ville, près des banques et des administrations publiques, ont indiqué des témoins.
Des dizaines de milliers de civils ont fui les combats à Mossoul et sa région, a indiqué mercredi 11 juin l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), une organisation internationale indépendante, dans un communiqué. Les équipes de l'OIM sur place estiment que les violences du week-end à la suite de l'attaque et de la prise de contrôle de la deuxième ville d'Irak par des djihadistes ont entraîné «le déplacement de plus de 500 000 personnes à l'intérieur et autour de la ville».
L'OIM signale qu'il y a «un nombre important de victimes parmi les civils», que «le centre de soins principal de la ville constitué de quatre hôpitaux est inaccessible car situé en plein cœur d'une zone de combats et des mosquées ont été converties en cliniques pour soigner les blessés». L'usage des voitures est interdit dans la ville et les habitants fuient à pied ; l'eau potable manque aux alentours de Mossoul et les réserves de vivres sont maigres, précise l'OIM.
Malgré le calme qui prévalait dans la matinée, des dizaines de familles continuent à quitter Mossoul en direction de la région autonome du Kurdistan, plus au nord, indiquent des témoins.
Il y a trois axes principaux de mouvements des civils, à l'intérieur de Mossoul : de la rive ouest du Tigre vers la rive est, vers d'autres régions du gouvernorat de Ninive et vers le Kurdistan irakien, mais les gens n'y sont autorisés que s'ils ont de la famille qui y réside ou un «parrain». Les autorités locales ont demandé l'aide de l'OIM et des autres agences internationales et ont fourni aux populations des aides de base non alimentaires, précise le communiqué.
Source : agences et rédaction
Mardi, les miliciens de l'EIIL se sont emparés de la deuxième ville du pays, Mossoul, et de sa province Ninive. Ils ont pris également le contrôle de six secteurs de la province de Kirkouk.
Prise de la plus grande raffinerie d'Irak
L'EIIL progresse dans la ville pétrolière de Baïji, où ils ont incendié un tribunal et un poste de
police, rapportent mercredi des responsables de la sécurité. Baïji, ville située à mi-chemin de Bagdad et Mossoul, abrite une raffinerie, la plus grande d'Irak, qui fournit des produits pétroliers à la plupart des provinces du pays.Patrouilles de l'EIIL à Mossoul
Mercredi matin, les extrémistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) patrouillent dans la deuxième ville d'Irak. Selon des témoins, ils sillonnent la ville à bord de véhicules et appellent au moyen de haut-parleurs les fonctionnaires à rejoindre leur poste. Vêtus d'uniformes militaires pour certains ou de tenues noires pour d'autres, les miliciens de l'EIIL, qui opèrent à visage découvert, ont pris également position au siège du conseil provincial. Ils se sont positionnés dans la ville, près des banques et des administrations publiques, ont indiqué des témoins.
Des dizaines de milliers de civils ont fui les combats à Mossoul et sa région, a indiqué mercredi 11 juin l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), une organisation internationale indépendante, dans un communiqué. Les équipes de l'OIM sur place estiment que les violences du week-end à la suite de l'attaque et de la prise de contrôle de la deuxième ville d'Irak par des djihadistes ont entraîné «le déplacement de plus de 500 000 personnes à l'intérieur et autour de la ville».
L'OIM signale qu'il y a «un nombre important de victimes parmi les civils», que «le centre de soins principal de la ville constitué de quatre hôpitaux est inaccessible car situé en plein cœur d'une zone de combats et des mosquées ont été converties en cliniques pour soigner les blessés». L'usage des voitures est interdit dans la ville et les habitants fuient à pied ; l'eau potable manque aux alentours de Mossoul et les réserves de vivres sont maigres, précise l'OIM.
Malgré le calme qui prévalait dans la matinée, des dizaines de familles continuent à quitter Mossoul en direction de la région autonome du Kurdistan, plus au nord, indiquent des témoins.
Il y a trois axes principaux de mouvements des civils, à l'intérieur de Mossoul : de la rive ouest du Tigre vers la rive est, vers d'autres régions du gouvernorat de Ninive et vers le Kurdistan irakien, mais les gens n'y sont autorisés que s'ils ont de la famille qui y réside ou un «parrain». Les autorités locales ont demandé l'aide de l'OIM et des autres agences internationales et ont fourni aux populations des aides de base non alimentaires, précise le communiqué.
Source : agences et rédaction
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