Attaque d’Al-Qaïda contre l’armée au Yémen: 11 morts dont 3 assaillants
Des membres d'Al-Qaïda ont lancé mercredi une attaque contre le QG de l'armée à Aden, dans le sud du Yémen, a indiqué à l'AFP une source militaire, faisant état de onze morts, dont trois assaillants et six militaires.
Les assaillants ont pris pour cible le siège de la 4e région militaire à Tawahi, un quartier d'Aden, où certains d'entre eux ont réussi à s'infiltrer après l'avoir attaqué aux lance-roquettes RPG, a indiqué une source au sein des services de sécurité. Ils ont également fait exploser une voiture piégée à l'entrée du bâtiment.
Au total, onze personnes ont péri dans l'attaque, a indiqué à l'AFP une source militaire, révisant à la hausse un précédent bilan faisant état de six morts.
«Six militaires, trois assaillants et deux civils, des piétons, ont été tués dans l'échange de tirs»
qui a suivi l'attaque, a précisé la source militaire, ajoutant que l'accrochage se poursuivait en début d'après-midi «près de trois heures après le début de l'attaque».
Cette source a expliqué que l'assaut avait été mené sur deux fronts: «un groupe d'assaillants a attaqué le bâtiment par le nord, où certains ont réussi à s'infiltrer en escaladant le mur d'enceinte, alors que d'autres ont fait exploser la voiture piégée à l'entrée des locaux, située plus à l'ouest».
Des renforts de la 31e brigade blindée ont été acheminés à Tawahi, dont les entrées et les sorties ont été fermées, a ajouté la source militaire.
Aucune indication n'a pu être obtenue sur le nombre d'assaillants qui, selon la source de sécurité, «seraient des membres d'Al-Qaïda».
L'agence officielle Saba, citant un responsable des services de sécurité, a ensuite indiqué qu'il s'agissait d'«une attaque suicide menée par des terroristes d'Al-Qaïda».
«Les gardes du QG ont mis en échec cette lâche attaque» et les forces gouvernementales pourchassaient certains des assaillants qui ont réussi à prendre la fuite après l'attaque, selon Saba.
L'attaque rappelle l'assaut mené fin septembre 2013 contre le QG de l'armée à Moukalla, dans le Hadramout voisin, où des insurgés d'Ansar Al-Charia, un groupe extrémiste lié à Al-Qaïda, s'étaient retranchés pendant quatre jours en prenant des soldats en otage. L'assaut s'était soldé par au moins 12 morts.
Le réseau extrémiste, qui a multiplié les attaques spectaculaires dans le pays, a aussi étendu ses actions à Sanaa où il a revendiqué un assaut en décembre contre les locaux du ministère yéménite de la Défense, faisant 52 morts.
Al-Qaïda a tiré profit de l'affaiblissement du pouvoir central à la suite du soulèvement populaire de 2011 contre l'ancien président Ali Abdallah Saleh pour renforcer sa présence dans le pays, où il est désormais actif dans le Sud et le Sud-Est.
Source : AFP
Les assaillants ont pris pour cible le siège de la 4e région militaire à Tawahi, un quartier d'Aden, où certains d'entre eux ont réussi à s'infiltrer après l'avoir attaqué aux lance-roquettes RPG, a indiqué une source au sein des services de sécurité. Ils ont également fait exploser une voiture piégée à l'entrée du bâtiment.
Au total, onze personnes ont péri dans l'attaque, a indiqué à l'AFP une source militaire, révisant à la hausse un précédent bilan faisant état de six morts.
«Six militaires, trois assaillants et deux civils, des piétons, ont été tués dans l'échange de tirs»
qui a suivi l'attaque, a précisé la source militaire, ajoutant que l'accrochage se poursuivait en début d'après-midi «près de trois heures après le début de l'attaque».Cette source a expliqué que l'assaut avait été mené sur deux fronts: «un groupe d'assaillants a attaqué le bâtiment par le nord, où certains ont réussi à s'infiltrer en escaladant le mur d'enceinte, alors que d'autres ont fait exploser la voiture piégée à l'entrée des locaux, située plus à l'ouest».
Des renforts de la 31e brigade blindée ont été acheminés à Tawahi, dont les entrées et les sorties ont été fermées, a ajouté la source militaire.
Aucune indication n'a pu être obtenue sur le nombre d'assaillants qui, selon la source de sécurité, «seraient des membres d'Al-Qaïda».
L'agence officielle Saba, citant un responsable des services de sécurité, a ensuite indiqué qu'il s'agissait d'«une attaque suicide menée par des terroristes d'Al-Qaïda».
«Les gardes du QG ont mis en échec cette lâche attaque» et les forces gouvernementales pourchassaient certains des assaillants qui ont réussi à prendre la fuite après l'attaque, selon Saba.
L'attaque rappelle l'assaut mené fin septembre 2013 contre le QG de l'armée à Moukalla, dans le Hadramout voisin, où des insurgés d'Ansar Al-Charia, un groupe extrémiste lié à Al-Qaïda, s'étaient retranchés pendant quatre jours en prenant des soldats en otage. L'assaut s'était soldé par au moins 12 morts.
Le réseau extrémiste, qui a multiplié les attaques spectaculaires dans le pays, a aussi étendu ses actions à Sanaa où il a revendiqué un assaut en décembre contre les locaux du ministère yéménite de la Défense, faisant 52 morts.
Al-Qaïda a tiré profit de l'affaiblissement du pouvoir central à la suite du soulèvement populaire de 2011 contre l'ancien président Ali Abdallah Saleh pour renforcer sa présence dans le pays, où il est désormais actif dans le Sud et le Sud-Est.
Source : AFP
Comments