Pour Riyad, les Frères musulmans, Daech, al-Nosra sont des organisations terroristes
L'Arabie a publié une liste «nouvellement créée» d'organisations et de groupes prohibés, énumérant notamment el-Qaëda et ses branches au Yémen, en Irak et en Syrie (le Front al-Nosra). Il cite également «les Frères musulmans, Daech (l'État islamique en Irak et au Levant), le Hezbollah en Arabie saoudite et les rebelles Houthis».
Cette décision constitue une escalade majeure contre les Frères musulmans égyptiens, auxquels Riyad est hostile, et témoigne des craintes croissantes du royaume d'un retour au pays de Saoudiens rendus plus extrémistes par la guerre en Syrie.
Elle a été prise dans un contexte de grave crise au sein des monarchies arabes du Golfe après la
décision de l'Arabie saoudite, de Bahreïn et des Emirats arabes unis de mettre au pas le Qatar, qui appuie la montée extrémiste dans la foulée des « printemps arabes ».
Jusque-là, seule l'Egypte, où les Frères musulmans étaient au pouvoir jusqu'à la destitution de Mohamed Morsi, en juillet 2013, considérait la confrérie comme «terroriste».
Selon le communiqué du ministère de l'intérieur saoudien, toute personne qui « appuiera moralement ou financièrement » les organisations incriminées, « exprimera ses sympathies » à leur égard ou fera leur « promotion à travers les médias ou les réseaux sociaux » sera poursuivie en justice. « Les appels, la participation, la promotion ou l'instigation aux sit-in, manifestations, rassemblements et communiqués communs » seront également passibles de prison.
Faisant allusion aux Saoudiens qui participent aux combats en Syrie, le royaume a par ailleurs donné quinze jours à ses ressortissants qui combattent à l'étranger pour rentrer au pays. Au début de février, il avait annoncé que tout Saoudien participant à des combats à l'étranger et faisant partie de «groupes terroristes» serait passible de peines allant de trois à vingt ans de prison.
Le royaume a donné un délai de 15 jours pour rentrer au pays à ses ressortissants combattant l'étranger.
Source : agences et rédaction
Cette décision constitue une escalade majeure contre les Frères musulmans égyptiens, auxquels Riyad est hostile, et témoigne des craintes croissantes du royaume d'un retour au pays de Saoudiens rendus plus extrémistes par la guerre en Syrie.
Elle a été prise dans un contexte de grave crise au sein des monarchies arabes du Golfe après la
décision de l'Arabie saoudite, de Bahreïn et des Emirats arabes unis de mettre au pas le Qatar, qui appuie la montée extrémiste dans la foulée des « printemps arabes ».Jusque-là, seule l'Egypte, où les Frères musulmans étaient au pouvoir jusqu'à la destitution de Mohamed Morsi, en juillet 2013, considérait la confrérie comme «terroriste».
Selon le communiqué du ministère de l'intérieur saoudien, toute personne qui « appuiera moralement ou financièrement » les organisations incriminées, « exprimera ses sympathies » à leur égard ou fera leur « promotion à travers les médias ou les réseaux sociaux » sera poursuivie en justice. « Les appels, la participation, la promotion ou l'instigation aux sit-in, manifestations, rassemblements et communiqués communs » seront également passibles de prison.
Faisant allusion aux Saoudiens qui participent aux combats en Syrie, le royaume a par ailleurs donné quinze jours à ses ressortissants qui combattent à l'étranger pour rentrer au pays. Au début de février, il avait annoncé que tout Saoudien participant à des combats à l'étranger et faisant partie de «groupes terroristes» serait passible de peines allant de trois à vingt ans de prison.
Le royaume a donné un délai de 15 jours pour rentrer au pays à ses ressortissants combattant l'étranger.
Source : agences et rédaction
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