Nucléaire: l’Iran veut rassurer l’Occident sur le réacteur d’Arak
L'Iran est prêt à rassurer l'Occident sur les activités purement pacifiques du réacteur à eau lourde d'Arak en modifiant ses plans de construction, a déclaré Ali Akbar Salehi, le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), rapportent jeudi 6 février les médias iraniens.
Le réacteur d'Arak, situé à 240 km au sud-ouest de Téhéran, est l'un des points d'achoppement
des négociations nucléaires entre l'Iran et les grandes puissances, car il pourrait en théorie fournir à l'Iran du plutonium susceptible d'offrir une alternative pour la fabrication d'une bombe atomique. Téhéran affirme que ce réacteur de 40 mégawatts, dont la construction est surveillée par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), n'a qu'un but de recherche, notamment médicale.
«Nous pouvons faire quelques modifications dans les plans (du réacteur) pour produire moins de plutonium, ce qui répondra aux inquiétudes» des Occidentaux sur une éventuelle utilisation militaire du plutonium, a déclaré M. Salehi, selon le texte d'un entretien à la chaîne de télévision en langue anglaise Press TV.
«Le réacteur à eau lourde d'Arak n'est pas (construit spécialement) pour fabriquer du plutonium. C'est une mauvaise manière de le définir. C'est un réacteur de recherche destiné à produire des radio-isotopes pour les malades du cancer et effectuer des tests de combustibles nucléaires(...) Il produira 9 kilogrammes de plutonium (par an) mais il ne s'agit pas d'un plutonium à usage militaire», a souligné M. Salehi.
Pas de fabrication de plutonium
Il a ajouté que pour utiliser à des fins militaires le plutonium produit à Arak, il faudra une «usine de retraitement».
«Nous n'avons pas d'usine de retraitement et nous n'avons pas l'intention d'en construire», a-t-il affirmé.
Le réacteur «représente un acquis scientifique et technologique (...) et nous ne voyons aucune raison d'arrêter les travaux dans ce réacteur» qui ne sera pas opérationnel avant trois ans, a ajouté M. Salehi.
Dans le cadre de l'accord intérimaire de Genève conclu avec le groupe 5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni et Allemagne), entré en application le 20 janvier, l'Iran a accepté de limiter ses activités pour la construction du réacteur d'Arak.
Il s'est engagé à ne pas construire d'usine de retraitement, nécessaire pour purifier le plutonium en vue de l'utilisation militaire redoutée par les grandes puissances et «Israël», malgré les démentis de Téhéran.
Source : AFP
Le réacteur d'Arak, situé à 240 km au sud-ouest de Téhéran, est l'un des points d'achoppement
des négociations nucléaires entre l'Iran et les grandes puissances, car il pourrait en théorie fournir à l'Iran du plutonium susceptible d'offrir une alternative pour la fabrication d'une bombe atomique. Téhéran affirme que ce réacteur de 40 mégawatts, dont la construction est surveillée par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), n'a qu'un but de recherche, notamment médicale.«Nous pouvons faire quelques modifications dans les plans (du réacteur) pour produire moins de plutonium, ce qui répondra aux inquiétudes» des Occidentaux sur une éventuelle utilisation militaire du plutonium, a déclaré M. Salehi, selon le texte d'un entretien à la chaîne de télévision en langue anglaise Press TV.
«Le réacteur à eau lourde d'Arak n'est pas (construit spécialement) pour fabriquer du plutonium. C'est une mauvaise manière de le définir. C'est un réacteur de recherche destiné à produire des radio-isotopes pour les malades du cancer et effectuer des tests de combustibles nucléaires(...) Il produira 9 kilogrammes de plutonium (par an) mais il ne s'agit pas d'un plutonium à usage militaire», a souligné M. Salehi.
Pas de fabrication de plutonium
Il a ajouté que pour utiliser à des fins militaires le plutonium produit à Arak, il faudra une «usine de retraitement».
«Nous n'avons pas d'usine de retraitement et nous n'avons pas l'intention d'en construire», a-t-il affirmé.
Le réacteur «représente un acquis scientifique et technologique (...) et nous ne voyons aucune raison d'arrêter les travaux dans ce réacteur» qui ne sera pas opérationnel avant trois ans, a ajouté M. Salehi.
Dans le cadre de l'accord intérimaire de Genève conclu avec le groupe 5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni et Allemagne), entré en application le 20 janvier, l'Iran a accepté de limiter ses activités pour la construction du réacteur d'Arak.
Il s'est engagé à ne pas construire d'usine de retraitement, nécessaire pour purifier le plutonium en vue de l'utilisation militaire redoutée par les grandes puissances et «Israël», malgré les démentis de Téhéran.
Source : AFP
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