Yémen: attentat près de l’ambassade de France à Sanaa, les Houthis progressent dans le nord du pays
Un obus de mortier a été tiré dans la nuit du dimanche 2 au lundi 3 février en direction de l'ambassade de France à Sanaa, sans la toucher, et une voiture piégée a explosé à quelques centaines de mètres plus loin, dans le quartier diplomatique de Hadda, selon une source policière.
L'obus est tombé au niveau d'un bloc de béton installé, pour des raisons de sécurité, dans une
rue conduisant à l'ambassade française, a précisé à l'AFP la source policière, ajoutant que peu après un engin placé dans une voiture garée sur l'avenue principale de Hadda a explosé. «Les deux attaques, survenues après minuit, n'ont pas fait de victime», a affirmé la source policière.
«L'obus s'est écrasé à une trentaine de mètres du mur d'enceinte de l'ambassade de France», alors que la voiture piégée qui a explosé «était garée à mi-chemin entre la chancellerie et la résidence de l'ex-président Ali Abdallah Saleh» à Hadda, a expliqué la même source.
Deux autres explosions
Quelques minutes plus tôt, deux autres explosions ont secoué le centre de la capitale yéménite où deux engins placés dans un mini-bus, garé non loin du ministère de la défense, ont explosé, sans faire de victime, a indiqué une source militaire sur place, interrogée par l'AFP.
Al-Qaida est très actif dans ce pays pauvre de la péninsule Arabique, engagé dans une difficile transition politique après le départ en février 2012 de l'ex-président Ali Abdallah Saleh au terme d'une année de contestation populaire.
Les Houthis progressent face au Hached
Dimanche, le groupe Ansarullah, appelé houthis en référence à leur chef Abdel Malek al-Houthi, a progressé dans le nord du Yémen, s'emparant de territoires.
Des centaines de combattants d'Ansarullah, ont pris le contrôle de la localité de Houth, à 180 km au nord de Sanaa, et du fief de la tribu des Hached, Al-Khamri, ont indiqué des témoins et des sources tribales.
«Nous avons pris le contrôle de Houth et Al-Khamri, et les membres des Hached appuyés par des
extrémistes takfiris ont pris la fuite», a déclaré à l'AFP le porte-parole des rebelles, Mohamed Abdessalam.
Il a affirmé que les combats avaient fait «des morts et des blessés» dans les rangs des takfiris, sans autres précision. Aucun bilan global n'a pu être obtenu.
Les affrontements entre les deux parties ont éclaté le 5 janvier dans cette région et gagné en intensité ces derniers jours. Au moins 60 personnes ont été tuées vendredi.
Prise de contrôle symbolique
La prise de la demeure familiale des Al-Ahmar, chefs traditionnels des Hached, la plus puissante confédération tribale du Yémen, revêt une importance symbolique. Le chef tribal Hussein Al-Ahmar qui s'y trouvait avec ses partisans a évacué la demeure et donné l'ordre d'y mettre le feu, selon des témoins.
Mais le porte-parole des rebelles a assuré que ses hommes avaient pu empêcher l'incendie de se propager et avaient pu saisir «des quantités d'armes» qui se trouvaient dans la maison.
Selon des sources tribales, les divisions au sein des Hached pourraient expliquer leur défaite rapide.
Cette puissante confédération est minée par des divergences entre le chef des Hached, cheikh Sadeq Al-Ahmar, et l'ancien président Ali Abdallah Saleh, dont le clan fait partie des Hached.
Le Yémen est engagé dans une transition extrêmement délicate, qui devait théoriquement se terminer en février 2014. Mais le dialogue national, boycotté par les indépendantistes sudistes, a prolongé la période de transition, accordant un délai d'un an pour l'adoption d'une nouvelle Constitution par voie référendaire, sur la base de laquelle se tiendront des élections générales dans ce pays miné par les violences et la pauvreté.
Source : agences
L'obus est tombé au niveau d'un bloc de béton installé, pour des raisons de sécurité, dans une
rue conduisant à l'ambassade française, a précisé à l'AFP la source policière, ajoutant que peu après un engin placé dans une voiture garée sur l'avenue principale de Hadda a explosé. «Les deux attaques, survenues après minuit, n'ont pas fait de victime», a affirmé la source policière.«L'obus s'est écrasé à une trentaine de mètres du mur d'enceinte de l'ambassade de France», alors que la voiture piégée qui a explosé «était garée à mi-chemin entre la chancellerie et la résidence de l'ex-président Ali Abdallah Saleh» à Hadda, a expliqué la même source.
Deux autres explosions
Quelques minutes plus tôt, deux autres explosions ont secoué le centre de la capitale yéménite où deux engins placés dans un mini-bus, garé non loin du ministère de la défense, ont explosé, sans faire de victime, a indiqué une source militaire sur place, interrogée par l'AFP.
Al-Qaida est très actif dans ce pays pauvre de la péninsule Arabique, engagé dans une difficile transition politique après le départ en février 2012 de l'ex-président Ali Abdallah Saleh au terme d'une année de contestation populaire.
Les Houthis progressent face au Hached
Dimanche, le groupe Ansarullah, appelé houthis en référence à leur chef Abdel Malek al-Houthi, a progressé dans le nord du Yémen, s'emparant de territoires.
Des centaines de combattants d'Ansarullah, ont pris le contrôle de la localité de Houth, à 180 km au nord de Sanaa, et du fief de la tribu des Hached, Al-Khamri, ont indiqué des témoins et des sources tribales.
«Nous avons pris le contrôle de Houth et Al-Khamri, et les membres des Hached appuyés par des
extrémistes takfiris ont pris la fuite», a déclaré à l'AFP le porte-parole des rebelles, Mohamed Abdessalam.Il a affirmé que les combats avaient fait «des morts et des blessés» dans les rangs des takfiris, sans autres précision. Aucun bilan global n'a pu être obtenu.
Les affrontements entre les deux parties ont éclaté le 5 janvier dans cette région et gagné en intensité ces derniers jours. Au moins 60 personnes ont été tuées vendredi.
Prise de contrôle symbolique
La prise de la demeure familiale des Al-Ahmar, chefs traditionnels des Hached, la plus puissante confédération tribale du Yémen, revêt une importance symbolique. Le chef tribal Hussein Al-Ahmar qui s'y trouvait avec ses partisans a évacué la demeure et donné l'ordre d'y mettre le feu, selon des témoins.
Mais le porte-parole des rebelles a assuré que ses hommes avaient pu empêcher l'incendie de se propager et avaient pu saisir «des quantités d'armes» qui se trouvaient dans la maison.
Selon des sources tribales, les divisions au sein des Hached pourraient expliquer leur défaite rapide.
Cette puissante confédération est minée par des divergences entre le chef des Hached, cheikh Sadeq Al-Ahmar, et l'ancien président Ali Abdallah Saleh, dont le clan fait partie des Hached.
Le Yémen est engagé dans une transition extrêmement délicate, qui devait théoriquement se terminer en février 2014. Mais le dialogue national, boycotté par les indépendantistes sudistes, a prolongé la période de transition, accordant un délai d'un an pour l'adoption d'une nouvelle Constitution par voie référendaire, sur la base de laquelle se tiendront des élections générales dans ce pays miné par les violences et la pauvreté.
Source : agences
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