Irak: Tribus et police reprennent des quartiers de Ramadi des mains d’Al-Qaida
Des tribus et des policiers ont repris deux quartiers de la ville de Ramadi aux mains de combattants d'Al-Qaida, qui contrôlent toujours Fallouja, à quelques dizaines de kilomètres à peine de Bagdad.
«Nous avons combattu l'EIIL [Etat islamique en Irak et au levant, lié à Al-Qaida] aux côtés de nos fils des forces de police locales qui ont pu revenir dans leur commissariat», a dit un commandant d'une milice tribale, Mohammed Khamis Abu Risha, précisant que les extrémistes «contrôlent seulement 10 % de Ramadi».
Un médecin a évoqué un bilan de deux civils tués et de quatre civils et huit extrémistes blessés.
Les violences, déclenchées le 30 décembre avec le démantèlement à Ramadi d'un sit-in terroriste, ont fait plus de 250 morts, selon un décompte de l'AFP fondé sur des sources médicales et officielles.
A Fallouja, également aux mains de l'EIIL, un responsable religieux, cheikh Abdulhamid Jadua, a appelé lors de la prière du vendredi les cheikhs de la région à intervenir pour résoudre la crise, tout en prévenant que le gouvernement ne devait pas «avoir recours à l'armée pour les combats à l'intérieur des villes».
Il y a une semaine, des centaines d'hommes armés, arborant pour certains le drapeau noir des extrémistes, ont participé sur une place du centre de Fallouja à la grande prière hebdomadaire, au cours de laquelle un combattant avait solennellement déclaré la ville Etat islamique». Depuis, des policiers chargés de la circulation ont repris leur poste dans les rues de la ville, toujours sous le contrôle d'hommes armés et masqués.
Après avoir annoncé une attaque majeure contre la ville et déployé des renforts tout autour, l'armée a assuré qu'elle ne mènerait pas d'assaut dans l'immédiat, pour éviter des victimes civiles.
Soutien du conseil d'Etat de l'ONU
Le Conseil de sécurité de l'ONU a apporté vendredi son «solide soutien» au gouvernement irakien dans sa lutte pour reprendre plusieurs secteurs près de Bagdad. Ses quinze pays membres pressent «les tribus irakiennes, les responsables locaux, et les forces de sécurité dans la province d'Al-Anbar de poursuivre, d'étendre et de renforcer leur coopération contre la violence et la terreur», soulignant aussi «l'importance cruciale d'un dialogue et d'une unité nationale».
C'est la première fois que des hommes armés prennent aussi ouvertement le contrôle de zones urbaines depuis l'insurrection qui a suivi l'invasion américaine de 2003. La crise dans la province d'Al-Anbar et la persistance d'un niveau élevé de violences dans le reste du pays constituent l'une des menaces les plus importantes pour le premier ministre, au pouvoir depuis huit ans, à quelques mois des élections législatives prévues en avril.
Source : agences
«Nous avons combattu l'EIIL [Etat islamique en Irak et au levant, lié à Al-Qaida] aux côtés de nos fils des forces de police locales qui ont pu revenir dans leur commissariat», a dit un commandant d'une milice tribale, Mohammed Khamis Abu Risha, précisant que les extrémistes «contrôlent seulement 10 % de Ramadi».
Un médecin a évoqué un bilan de deux civils tués et de quatre civils et huit extrémistes blessés.
Les violences, déclenchées le 30 décembre avec le démantèlement à Ramadi d'un sit-in terroriste, ont fait plus de 250 morts, selon un décompte de l'AFP fondé sur des sources médicales et officielles.A Fallouja, également aux mains de l'EIIL, un responsable religieux, cheikh Abdulhamid Jadua, a appelé lors de la prière du vendredi les cheikhs de la région à intervenir pour résoudre la crise, tout en prévenant que le gouvernement ne devait pas «avoir recours à l'armée pour les combats à l'intérieur des villes».
Il y a une semaine, des centaines d'hommes armés, arborant pour certains le drapeau noir des extrémistes, ont participé sur une place du centre de Fallouja à la grande prière hebdomadaire, au cours de laquelle un combattant avait solennellement déclaré la ville Etat islamique». Depuis, des policiers chargés de la circulation ont repris leur poste dans les rues de la ville, toujours sous le contrôle d'hommes armés et masqués.
Après avoir annoncé une attaque majeure contre la ville et déployé des renforts tout autour, l'armée a assuré qu'elle ne mènerait pas d'assaut dans l'immédiat, pour éviter des victimes civiles.
Soutien du conseil d'Etat de l'ONU
Le Conseil de sécurité de l'ONU a apporté vendredi son «solide soutien» au gouvernement irakien dans sa lutte pour reprendre plusieurs secteurs près de Bagdad. Ses quinze pays membres pressent «les tribus irakiennes, les responsables locaux, et les forces de sécurité dans la province d'Al-Anbar de poursuivre, d'étendre et de renforcer leur coopération contre la violence et la terreur», soulignant aussi «l'importance cruciale d'un dialogue et d'une unité nationale».
C'est la première fois que des hommes armés prennent aussi ouvertement le contrôle de zones urbaines depuis l'insurrection qui a suivi l'invasion américaine de 2003. La crise dans la province d'Al-Anbar et la persistance d'un niveau élevé de violences dans le reste du pays constituent l'une des menaces les plus importantes pour le premier ministre, au pouvoir depuis huit ans, à quelques mois des élections législatives prévues en avril.
Source : agences
Comments