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A Téhéran, une visite de parlementaires britanniques pour accélérer la réconciliation

A Téhéran, une visite de parlementaires britanniques pour accélérer la réconciliation
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Le voyage officiel d'une délégation de parlementaires britanniques à Téhéran faisait, depuis des semaines, l'objet de vives spéculations dans la presse iranienne. Cette éventuelle visite - une première depuis cinq ans - suscitait d'autant plus d'intérêt qu'elle constituait une étape importante dans la reprise et la normalisation des relations irano-britanniques depuis l'attaque contre les locaux de l'ambassade de Londres à Téhéran, fin 2011.

Ce voyage tant attendu a finalement eu lieu mardi 7 janvier. Quatre parlementaires britanniquesA Téhéran, une visite de parlementaires britanniques pour accélérer la réconciliation sont ainsi arrivés à Téhéran pour un voyage de quatre jours. La délégation, menée par l'ancien ministre des affaires étrangères, Jack Straw, s'est entretenue mardi avec le ministre iranien des Affaires étrangères. Les deux parties ont échangé leurs points de vue au sujet des relations bilatérales , du dossier nucléaire, des évolutions régionales et des relations Iran/Europe.

«La visite de la délégation parlementaire britannique ira sans doute donner une nouvelle impulsion aux relations bilatérales dans le cadre des intérêts mutuels» a affirmé Mohammad Javad Zarif.
Et d'ajouter : «La lecture de certains pays occidentaux au sujet des sanctions contre l'Iran et de leur efficacité est parfaitement erronée. La République Islamique (RII) a bien prouvé qu'elle ne reculerait devant aucune pression. Le mur de défiance existe encore entre l'Iran et l'Occident et ce dernier se doit d'œuvrer pour créer la confiance mutuelle».
Pour M. Zarif, il est très simple de parvenir à un accord définitif dans le dossier nucléaire iranien : «le point de vue du leader de la Révolution islamique sur l'arme nucléaire est très claire et l'interdiction décrétée par lui concernant tout usage de l'arme létale est à ne pas transgresser à la fois en termes religieux et stratégique. Puisque la bombe atomique n'a aucune place dans notre doctrine défensive».
S'agissant de la Syrie, le diplomate iranien a affirmé que «Téhéran n'accepterait aucune condition à sa présence à Genève II mais que s'il y est invité, l'Iran y jouera un rôle actif».

Selon le député et chef du groupe parlementaire d'amitié entre l'Iran et le Royaume-Uni, Abbas-Ali Mansouri-Arani, la délégation britannique a d'ores et déjà exprimé son soutien à une levée des sanctions internationales imposées à Téhéran en raison de son programme nucléaire controversé. Selon ce député iranien, l'objectif de cette visite était d'améliorer les relations bilatérales et d'élargir les collaborations politiques et commerciales entre Londres et Téhéran.
Ce voyage fait également suite à la nomination par les deux capitales, en novembre 2013, de chargés d'affaires «non-résidents», alors que la mise à sac de la représentation britannique à Téhéran avait conduit à la fermeture des ambassades.
Lors d'une conférence de presse, le 7 janvier, la porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères, Marzieh Afkham, a annoncé qu'une délégation italienne avait déjà effectué un voyage en Iran et que d'autres délégations, entre autres allemande, irlandaise et un groupe canadien, préparaient des visites en Iran.

Source : Le monde et rédaction

 

 

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