Nucléaire: accord entre l’Iran et l’AIEA sur une feuille de route
L’Iran et l’Agence du nucléaire de l’ONU ont trouvé un accord sur une «feuille de route», prévoyant une inspection du site d’Arak qui comprend une usine de production d’eau lourde, a annoncé lundi le chef de l’organisation nucléaire iranienne, Ali Akbar Salehi.
«Avec l’approche du gouvernement (...) nous sommes parvenus à une déclaration commune qui fixe la feuille de route pour la coopération» avec l’Agence internationale de l’énergie
- atomique (AIEA), a déclaré M. Salehi à l’issue d’une réunion avec le chef de l’AIEA, Yukiya Amano, en visite à Téhéran.
L’Iran a notamment accepté «volontairement» que les inspecteurs de l’agence onusienne visitent «l’usine de production d’eau lourde d’Arak et la mine (d’uranium) de Gachin», près de Bandar Abbas (sud), a-t-il dit.
Cette feuille de route comprend six phases, a-t-il précisé. La première phase, d’une durée de trois mois, «vise à créer plus de confiance entre les deux parties».
«Dans les phases suivantes, nos experts et ceux de l’AIEA discuteront des autres questions (notamment celles) n’ayant pas une nature nucléaire directe», a déclaré M. Salehi.
Saluant un accord «très important», le chef de l’AIEA a souligné qu’il restait «beaucoup de choses à faire» pour régler toutes les questions en suspens sur une possible «dimension militaire du programme nucléaire iranien».
«L’AIEA résoudra toutes les questions en suspens, présentes et passées, à travers la coopération», a-t-il estimé.
«Nous ferons un rapport au Conseil des gouverneurs de l’AIEA sur nos inspections et l’accord», a ajouté M. Amano, venu à Téhéran pour trouver un accord technique de vérification des activités nucléaires iraniennes.
Non loin d'un accord
L’Iran et les grandes puissances restaient déterminés dimanche à trouver un accord sur le programme nucléaire de Téhéran, malgré l’échec de trois jours de négociations à Genève. La réunion, porteuse d’espoir, a permis de s’approcher, après d’intenses discussions, d’un accord sur le programme nucléaire iranien.
En dépit de l’échec, les commentaires étaient plutôt optimistes. Le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle estimait qu’on était «plus proches d’une solution raisonnable que nous ne l’avons été depuis des années», le secrétaire d’État américain John
Kerry saluait «les progrès accomplis», le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif affirmait ne «pas être déçu» malgré l’absence d’accord, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a souligné que les négociations avaient été «très substantielles» et, enfin, le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a estimé qu’un accord «est sur la table et peut être conclu». Pour sa part, le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a estimé lundi que les 5+1 n'étaient «pas loin d'un accord» avec Téhéran sur le nucléaire iranien, même si «des questions subsistent» dans la négociation.
Une nouvelle réunion est prévue le 20 novembre, que la Suisse s’est dit dimanche prête à accueillir.
Source: agences et rédaction
«Avec l’approche du gouvernement (...) nous sommes parvenus à une déclaration commune qui fixe la feuille de route pour la coopération» avec l’Agence internationale de l’énergie
- atomique (AIEA), a déclaré M. Salehi à l’issue d’une réunion avec le chef de l’AIEA, Yukiya Amano, en visite à Téhéran.L’Iran a notamment accepté «volontairement» que les inspecteurs de l’agence onusienne visitent «l’usine de production d’eau lourde d’Arak et la mine (d’uranium) de Gachin», près de Bandar Abbas (sud), a-t-il dit.
Cette feuille de route comprend six phases, a-t-il précisé. La première phase, d’une durée de trois mois, «vise à créer plus de confiance entre les deux parties».
«Dans les phases suivantes, nos experts et ceux de l’AIEA discuteront des autres questions (notamment celles) n’ayant pas une nature nucléaire directe», a déclaré M. Salehi.
Saluant un accord «très important», le chef de l’AIEA a souligné qu’il restait «beaucoup de choses à faire» pour régler toutes les questions en suspens sur une possible «dimension militaire du programme nucléaire iranien».
«L’AIEA résoudra toutes les questions en suspens, présentes et passées, à travers la coopération», a-t-il estimé.
«Nous ferons un rapport au Conseil des gouverneurs de l’AIEA sur nos inspections et l’accord», a ajouté M. Amano, venu à Téhéran pour trouver un accord technique de vérification des activités nucléaires iraniennes.
Non loin d'un accord
L’Iran et les grandes puissances restaient déterminés dimanche à trouver un accord sur le programme nucléaire de Téhéran, malgré l’échec de trois jours de négociations à Genève. La réunion, porteuse d’espoir, a permis de s’approcher, après d’intenses discussions, d’un accord sur le programme nucléaire iranien.
En dépit de l’échec, les commentaires étaient plutôt optimistes. Le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle estimait qu’on était «plus proches d’une solution raisonnable que nous ne l’avons été depuis des années», le secrétaire d’État américain John
Kerry saluait «les progrès accomplis», le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif affirmait ne «pas être déçu» malgré l’absence d’accord, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a souligné que les négociations avaient été «très substantielles» et, enfin, le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a estimé qu’un accord «est sur la table et peut être conclu». Pour sa part, le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a estimé lundi que les 5+1 n'étaient «pas loin d'un accord» avec Téhéran sur le nucléaire iranien, même si «des questions subsistent» dans la négociation.Une nouvelle réunion est prévue le 20 novembre, que la Suisse s’est dit dimanche prête à accueillir.
Source: agences et rédaction
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