Un militant saoudien condamné à 3 mois de prison pour avoir signé une pétition
Un éminent militant saoudien des droits de l'Homme a été condamné à trois mois de prison pour avoir signé il a y deux ans une pétition critiquant les autorités de ce royaume.
L'avocat de Walid Aboulkheir a annoncé mercredi 30 octobre qu'un tribunal de Jeddah (ouest) avait condamné la veille son client pour avoir signé une pétition. Il a indiqué qu'il ferait appel et doit rester en liberté en attendant la procédure d'appel.
M. Aboulkheir avait été brièvement arrêté au début du mois d'octobre avant d'être libéré sous
caution. Son épouse Samar Badawi avait alors indiqué qu'il avait été arrêté pour avoir créé un lieu de réunion «non autorisé» et en raison de ses «liens avec les réformateurs et pour les avoir accueillis» dans cet endroit.
En juin 2012, il avait été accusé d'avoir «manqué de respect au système judiciaire (...) contacté des organisations étrangères et signé une pétition réclamant la libération de détenus», dont certains avaient été arrêtés sous prétexte d'«avoir entretenu des liens avec des terroristes», avait alors indiqué son épouse.
En mars de la même année, M. Aboulkheir avait été interdit de voyager alors qu'il devait se rendre aux Etats-Unis pour assister à un forum organisé par le Département d'État américain. En février 2011, il avait signé deux pétitions réclamant des réformes politiques dans ce royaume ultra-conservateur, où les partis politiques sont interdits.
M. Aboulkheir a également créé sur Facebook le groupe Monitor of Human Rights in Saudi Arabia, qui compte près de 7.000 membres.
«Nouvelle indication de la nature arbitraire du système judiciaire»
Amnesty International a affirmé que «la décision d'un tribunal de Jeddah de condamner un éminent défenseur des droits de l'Homme pour avoir signé une pétition pour des réformes il y a deux ans est une nouvelle indication de la nature arbitraire du système judiciaire en Arabie saoudite».
«Ce procès est un nouvel exemple de la façon dont les autorités utilisent le système judiciaire pour faire taire toute contestation pacifique», a estimé dans un communiqué Hassiba Hadj Sahraoui, directeur adjoint du Moyen Orient et de l'Afrique du Nord à Amnesty International.
«Situation désastreuse»
Il y a quatre jours, les autorités saoudiennes ont arrêté un autre militant. Selon des militants sur
les réseaux sociaux, Tarek al-Moubarak a prôné récemment un changement du statut de la femme dans les monarchies du Golfe, y compris l'Arabie saoudite. M. Moubarak a plaidé, dans un article de presse, pour l'octroi aux femmes de leurs pleins droits, a-t-on ajouté de mêmes sources.
Ces informations interviennent une semaine après la publication d'un communiqué d'Amnesty dénonçant la «situation désastreuse» des droits de l'Homme dans le royaume wahhabite.
«L'Arabie saoudite a totalement échoué à donner suite à ses promesses de remédier à la situation désastreuse des droits de l'Homme», faites lors de la réunion en 2009 du groupe de travail du Conseil des droits de l'Homme chargé de l'Examen périodique universel, avait écrit l'organisation.
«Les autorités saoudiennes n'ont réussi à appliquer aucune des principales recommandations (qui leur avaient été faites) pour améliorer la situation dans le pays», a ajouté Amnesty. «Non seulement ces autorités n'ont pas agi, mais elles ont accru la répression», a accusé le directeur de l'ONG pour le Moyen-Orient et l'Afrique du nord, Philip Luther, cité dans le communiqué.
Amnesty a indiqué avoir soumis à la réunion de Genève une contribution sur «la répression en cours, y compris les arrestations et détentions arbitraires, les procès inéquitables, la torture et autres mauvais traitements» dans le riche royaume pétrolier.
Source : AFP et rédaction
L'avocat de Walid Aboulkheir a annoncé mercredi 30 octobre qu'un tribunal de Jeddah (ouest) avait condamné la veille son client pour avoir signé une pétition. Il a indiqué qu'il ferait appel et doit rester en liberté en attendant la procédure d'appel.
M. Aboulkheir avait été brièvement arrêté au début du mois d'octobre avant d'être libéré sous
caution. Son épouse Samar Badawi avait alors indiqué qu'il avait été arrêté pour avoir créé un lieu de réunion «non autorisé» et en raison de ses «liens avec les réformateurs et pour les avoir accueillis» dans cet endroit.En juin 2012, il avait été accusé d'avoir «manqué de respect au système judiciaire (...) contacté des organisations étrangères et signé une pétition réclamant la libération de détenus», dont certains avaient été arrêtés sous prétexte d'«avoir entretenu des liens avec des terroristes», avait alors indiqué son épouse.
En mars de la même année, M. Aboulkheir avait été interdit de voyager alors qu'il devait se rendre aux Etats-Unis pour assister à un forum organisé par le Département d'État américain. En février 2011, il avait signé deux pétitions réclamant des réformes politiques dans ce royaume ultra-conservateur, où les partis politiques sont interdits.
M. Aboulkheir a également créé sur Facebook le groupe Monitor of Human Rights in Saudi Arabia, qui compte près de 7.000 membres.
«Nouvelle indication de la nature arbitraire du système judiciaire»
Amnesty International a affirmé que «la décision d'un tribunal de Jeddah de condamner un éminent défenseur des droits de l'Homme pour avoir signé une pétition pour des réformes il y a deux ans est une nouvelle indication de la nature arbitraire du système judiciaire en Arabie saoudite».
«Ce procès est un nouvel exemple de la façon dont les autorités utilisent le système judiciaire pour faire taire toute contestation pacifique», a estimé dans un communiqué Hassiba Hadj Sahraoui, directeur adjoint du Moyen Orient et de l'Afrique du Nord à Amnesty International.
«Situation désastreuse»
Il y a quatre jours, les autorités saoudiennes ont arrêté un autre militant. Selon des militants sur
les réseaux sociaux, Tarek al-Moubarak a prôné récemment un changement du statut de la femme dans les monarchies du Golfe, y compris l'Arabie saoudite. M. Moubarak a plaidé, dans un article de presse, pour l'octroi aux femmes de leurs pleins droits, a-t-on ajouté de mêmes sources.Ces informations interviennent une semaine après la publication d'un communiqué d'Amnesty dénonçant la «situation désastreuse» des droits de l'Homme dans le royaume wahhabite.
«L'Arabie saoudite a totalement échoué à donner suite à ses promesses de remédier à la situation désastreuse des droits de l'Homme», faites lors de la réunion en 2009 du groupe de travail du Conseil des droits de l'Homme chargé de l'Examen périodique universel, avait écrit l'organisation.
«Les autorités saoudiennes n'ont réussi à appliquer aucune des principales recommandations (qui leur avaient été faites) pour améliorer la situation dans le pays», a ajouté Amnesty. «Non seulement ces autorités n'ont pas agi, mais elles ont accru la répression», a accusé le directeur de l'ONG pour le Moyen-Orient et l'Afrique du nord, Philip Luther, cité dans le communiqué.
Amnesty a indiqué avoir soumis à la réunion de Genève une contribution sur «la répression en cours, y compris les arrestations et détentions arbitraires, les procès inéquitables, la torture et autres mauvais traitements» dans le riche royaume pétrolier.
Source : AFP et rédaction
Comments