Début de la procédure de validation du gouvernement Rohani
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Le Parlement iranien a entamé lundi la procédure pour le vote de confiance des dix-huit ministres présentés par le président Hassan Rohani, qui doit avoir lieu mercredi prochain.
Cette procédure présente plusieurs étapes: le président Rohani doit tout d’abord présenter son programme et défendre les ministres de son choix. Puis cinq députés vont intervenir pour
défendre le gouvernement, et cinq autre comme adversaires. Les partisans et les adversaires de chaque ministre interviendront ensuite, avant le vote de confiance.
Le Parlement doit voter la confiance individuellement pour chacun des ministres.
Ces derniers jours les ultraconservateurs ont critiqué plusieurs ministres, notamment ceux de l’Education, de la Science et des universités, du Logement et du Pétrole pour leur rôle dans les manifestations qui avaient suivi la réélection de l’ex-président Mahmoud Ahmadinejad en 2009.
Le député conservateur Attollah Hakimi, a dénoncé «la présence des dirigeants du complot» (mouvement de protestation de 2009, ndlr) et «l’âge avancé» des ministres dans le gouvernement proposé par M. Rohani.
Mais un grand nombre de députés se sont inscrits pour défendre les membres du gouvernement dans les débats, ce qui devrait faciliter le vote de confiance.
Le gouvernement proposé
Les dix-huit ministres présentés par le président Rohani sont: Jihad Mahmoud Hojjati pour le ministère de l’Agriculture, Mahmoud Vaezi pour le ministère des Communications et des
Technologies de l'information, Ali Rabi'i pour le Travail et les Affaires sociales, Ali Jannati pour la Culture et l'Orientation islamique, Hussein Dehqan pour la Défence et les Forces armées, Ali Tayebnia pour les Affaires économiques et les Finances, Mohammad Ali Najafi pour l’Education, Hamid Chitchian pour l’Energie, Mohammad Javad Zarif pour les Affaires étrangères, sayed Hassan Ghazizadeh Hashemi pour la Santé, Mohammad-Reza Nematzadeh pour l’Industrie, les Mines et le Commerce, Mahmoud Alavi pour la Sécurité, Abdelreza Rahmani Fazli pour l’Intérieur, Mostafa Pourmohammadi pour la Justice, Bijan Namdar Zangeneh pour le Pétrole, Abbas Ahmad Akhondi pour les Routes et le Développement urbain, Jafar Mili-Monfared pour la Science et les universités, et Masood Soltanifar pour la Jeunesse et les Sports.
Priorité pour la crise économique et le programme nucléaire
Dans son discours aux parlementaires lundi, M. Rohani a affirmé que sa priorité était de régler la crise économique et celle du programme nucléaire afin d’obtenir la levée des sanctions occidentales qui frappent durement l’économie du pays.
«Nous savons tous que notre pays se trouve dans une situation sociale et économique difficile
et les pressions internationales ont aggravé ces problèmes», a déclaré cheikh Rohani.
Les sanctions visent «à limiter ou fermer les canaux d’échanges du pays avec l’extérieur», a affirmé M. Rohani en dénonçant «la méthode utilisée par les pays occidentaux (...) qui prennent en otage les besoins élémentaires de la société» pour faire pression sur l’Iran afin qu’il cède sur son programme nucléaire pacifique.
Il a ajouté que «dans le domaine de la diplomatie, le gouvernement allait tenter de régler ce défi international tout en défendant la volonté de la nation» de défendre ses droits nucléaires.
M. Rohani avait déclaré, la semaine dernière, lors de sa première conférence après sa prise de fonction le 4 août, qu’il allait engager des «négociations sérieuses sans perte de temps» avec les grandes puissances pour régler la question nucléaire sans céder sur les «droits indéniables» de l’Iran notamment en ce qui concerne l’enrichissement d’uranium.
Source: agences et rédaction
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